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martes 26 septiembre 2017



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Embarcations primitives

Il y a près de 11.500 ans, une calotte de glaces perpétuelles recouvrait une grande partie du continent européen. La mer que nous connaissons comme le Golfe de Biscaye était libre de cette calotte de glace et l’on assista sur le littoral de cet océan Atlantique glacial à un important peuplement. Dans ce froid ambiant se développèrent les embarcations primitives construites à partir d’un cadre composé de rameaux de branches, d’os et de bois de cervidés que l’on tendait finalement de peaux. Avienus et Strabon mentionnent leur présence des rives de l’Ecosse à celles du Pays Basque, et du Finistaere galicien. De nos jours, ces embarcations sont toujours utilisées par les habitants du cercle polaire arctique, en raison de la pénurie de matériaux. Ils les appellent de diverse manière : kayak, umiak ou encore baidarka. Mais le fait est assez insolite pour être remarqué, on les retrouve aussi dans la voisine Irlande qui conserve ses curraghs.

Glaziazioa Atlantikoan
La glaciation dans l’Atlantique. Un groupe d’Inupiat, dans leur embarcation en peau, s’ouvre un chemin entre des bancs de glace pendant le tournage d’un film pour la BBC. Le documentaire expose la théorie des chercheurs Bradley et Stanford (du Smithsonian Institute, Washington), qui gagne des adeptes dans le monde scientifique. D’après cette théorie, plus connue comme la Solution Solu-tréenne, il y aurait 17.000 ans, des groupes d’européens venus de la région du Golfe de Biscaye auraient pris pied en Amérique du Nord, et s’y seraient établis de manière permanente. © José Lopez
Ce bijou en or du premier siècle av. J.-C découvert à Broighter (Ir-lande), est conservé au musée national de ce pays. Il représente un ba-teau en cuir. Cette typologie correspond aux descriptions des embarca-tions de nos contrées écrites par plusieurs chroniqueurs de l'Antiquité.
Ce bijou en or du premier siècle av. J.-C découvert à Broighter (Ir-lande), est conservé au musée national de ce pays. Il représente un ba-teau en cuir. Cette typologie correspond aux descriptions des embarca-tions de nos contrées écrites par plusieurs chroniqueurs de l'Antiquité. © José Lopez

La légende de Partholon. “En 1136, le moine gallois Geoffrey
de Monmouth écrivait en latin les dernières pages de son ouvrage
intitulé Historia Regum Britanniae. Monmouth relate comment, en
1484 av. J.-C, une expédition de trente navires basques chargés
d’hommes et de femmes, conduite par Partholon, fut capturée dans
les îles Orcades par Gurguntius, roi des Bretons. Partholon affirme
que tous étaient des Basclenses chassés de leurs terres, et qu’ils
naviguaient depuis près de dix-huit mois en quête d’un nouveau
territoire pour s’établir. Gurguntius encore appelé le Pacifique leur
offrit l’île d’Irlande, alors inhabitée. Ils s’installèrent, et leurs descendants
habitent l’Irlande depuis ce jour”.
La légende de Partholon. “En 1136, le moine gallois Geoffrey de Monmouth écrivait en latin les dernières pages de son ouvrage intitulé Historia Regum Britanniae. Monmouth relate comment, en 1484 av. J.-C, une expédition de trente navires basques chargés d’hommes et de femmes, conduite par Partholon, fut capturée dans les îles Orcades par Gurguntius, roi des Bretons. Partholon affirme que tous étaient des Basclenses chassés de leurs terres, et qu’ils naviguaient depuis près de dix-huit mois en quête d’un nouveau territoire pour s’établir. Gurguntius encore appelé le Pacifique leur offrit l’île d’Irlande, alors inhabitée. Ils s’installèrent, et leurs descendants habitent l’Irlande depuis ce jour”. © José Lopez
Curragh, embarcation contemporaine, (la carte postale date
des années 1950), utilisée sur les côtes d’Irlande par les pêcheurs.
Toujours très populaires, on emploie les curraghs pour la pêche
artisanale sur le littoral et pour régater à la rame. Le cuir a été
remplacé peu à peu par la toile et le goudron, ce qui n’en a nullement
altéré la structure rudimentaire ni l’aspect
Curragh, embarcation contemporaine, (la carte postale date des années 1950), utilisée sur les côtes d’Irlande par les pêcheurs. Toujours très populaires, on emploie les curraghs pour la pêche artisanale sur le littoral et pour régater à la rame. Le cuir a été remplacé peu à peu par la toile et le goudron, ce qui n’en a nullement altéré la structure rudimentaire ni l’aspect. © José Lopez

En 2001, des membres de l’association Albaola construisirent
une hypothétique embarcation expérimentale composée d’un
cadre de bois tendu de cuir. Ils longèrent la côte atlantique de
Pasaia à Vigo. Réalisant en cette occasion une navigation qui leur
permit de vérifier l’adéquation des matériaux employés dans
l’Antiquité pour construire ces embarcations.
En 2001, des membres de l’association Albaola construisirent une hypothétique embarcation expérimentale composée d’un cadre de bois tendu de cuir. Ils longèrent la côte atlantique de Pasaia à Vigo. Réalisant en cette occasion une navigation qui leur permit de vérifier l’adéquation des matériaux employés dans l’Antiquité pour construire ces embarcations. © José Lopez
La dernière glaciation vue de l’espace. On peut observer, sur
cette reconstitution, les glaces qui recouvraient une bonne partie du
continent européen. Nous pouvons voir également la masse de
l’océan Atlantique dont les eaux étaient libres entre l’Europe et
l’Amé-rique du Nord. Cependant, l’étendue d’eau de cet océan
était alors beaucoup plus réduite que de nos jours.
La dernière glaciation vue de l’espace. On peut observer, sur cette reconstitution, les glaces qui recouvraient une bonne partie du continent européen. Nous pouvons voir également la masse de l’océan Atlantique dont les eaux étaient libres entre l’Europe et l’Amé-rique du Nord. Cependant, l’étendue d’eau de cet océan était alors beaucoup plus réduite que de nos jours. © José Lopez

Saint Efflam, saint Colmcille et saint Brendan sont des moines
celtes qui prêchaient le christianisme à l’aube du moyen âge, en
naviguant sur la côte atlantique sur des embarcations en cuir. Sant
Efflam est le nom de cette embarcation bretonne, de l’association
De Navigatio, qui interprète le type de bateau employé par ces
moines dans leurs pérégrinations. Ici, sur les eaux du Golfe de
Biscaye, pendant une expédition sur les traces des moines navigateurs
d’Eco-sse qui les mènera en Galice.
Saint Efflam, saint Colmcille et saint Brendan sont des moines celtes qui prêchaient le christianisme à l’aube du moyen âge, en naviguant sur la côte atlantique sur des embarcations en cuir. Sant Efflam est le nom de cette embarcation bretonne, de l’association De Navigatio, qui interprète le type de bateau employé par ces moines dans leurs pérégrinations. Ici, sur les eaux du Golfe de Biscaye, pendant une expédition sur les traces des moines navigateurs d’Eco-sse qui les mènera en Galice. © José Lopez
Légende sur une carte de Robert Dudley datant de 1647, pour
l’ouvrage Del’Arcano del Mare.
Légende sur une carte de Robert Dudley datant de 1647, pour l’ouvrage Del’Arcano del Mare. © José Lopez

Le Golfe de Biscaye s’est toujours caractérisé par sa mer croisée.
Les navigations expérimentales sur la côte basque à bord
d’embarcations en peau, notablement plus légères que les embarcations en bois, ont fait la preuve d’une parfaite adaptation à ces
conditions. Le relief du fond marin dans le golfe de Biscaye, les courants
dominants et le régime des vents, déterminent le type de mer qui
en agite la surface. La rendant croisée et mauvaise.
Le Golfe de Biscaye s’est toujours caractérisé par sa mer croisée. Les navigations expérimentales sur la côte basque à bord d’embarcations en peau, notablement plus légères que les embarcations en bois, ont fait la preuve d’une parfaite adaptation à ces conditions.
Le relief du fond marin dans le golfe de Biscaye, les courants dominants et le régime des vents, déterminent le type de mer qui en agite la surface. La rendant croisée et mauvaise. © José Lopez

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