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miércoles 22 noviembre 2017



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Coques en acier


La construction des bateaux à coque en acier prend son essor dans les chantiers du Nervion à la fin du XIXe siècle. Ce secteur industriel ne cessera de grandir jusqu’à nos jours, en se spécialisant dans la construction de grands navires marchands. Peu avant 1920, quelques chantiers navals guipuzcoans commencèrent eux aussi à construire des coques d’acier à Zumaia et Pasaia, tout spécialement, pour équiper la flotte de pêche. L’expérience acquise par beaucoup de petits ateliers dédiés à la réparation et l’installation de machines à vapeur devait se révéler déterminante quand il s’est agi de relever le défi de construire les bateaux en acier. Jusqu’à la guerre civile, la construction en acier cohabite avec la construction en bois; cependant, la pénurie de matières premières tout au long de l’aprèsguerre entraîne le retour à la construction navale en bois des unités de pêches. Au Gipuzkoa, les chantiers navals de Pasaia et Zumaia ont continué à construire et réparer des bateaux en acier. Ils le font toujours aujourd’hui dans un environnement économique difficile, en butte aux difficultés que rencontre le secteur.

Le même morutier réformé en Bou armé, devenu le “Gipuzkoa”.
Le même morutier réformé en Bou armé, devenu le “Gipuzkoa”. © José Lopez
Le “Mistral”, morutier de l’entreprise Pysbe de Pasaia, construit
en 1929. Ce bâtiment utilisé comme Bou fut armé et réquisitionné
pour faire partie de la Marine auxiliaire d’Euzkadi pendant la guerre
civile. Il sera rebaptisé plus tard sous le nom de “Gipuzkoa”.
Le “Mistral”, morutier de l’entreprise Pysbe de Pasaia, construit en 1929. Ce bâtiment utilisé comme Bou fut armé et réquisitionné pour faire partie de la Marine auxiliaire d’Euzkadi pendant la guerre civile. Il sera rebaptisé plus tard sous le nom de “Gipuzkoa”. © José Lopez

Le “Lolita Artaza”, navire marchand construit à la fin du XIXe
siècle en Angleterre et acheté par l’armement Artaza, de Pasaia.
Le “Lolita Artaza”, navire marchand construit à la fin du XIXe siècle en Angleterre et acheté par l’armement Artaza, de Pasaia. © José Lopez
Soudure. La soudure consiste à assembler deux pièces métalliques
par un procédé de fusion. La soudure était déjà pratiquée dans les ateliers
basques de mécanique navale dans les années 1920, quoique son
usage tardât à se généraliser; les difficultés techniques inhérentes à ce
procédé allaient être surmontées dans les années ultérieures. Au milieu
du XXe siècle, la soudure remplacera complètement le rivetage. Outre l’avantage d’être silencieuse, cette technique se révèle plus rapide,
meilleur marché et offre des assemblages plus légers que le rivetage
Soudure. La soudure consiste à assembler deux pièces métalliques par un procédé de fusion. La soudure était déjà pratiquée dans les ateliers basques de mécanique navale dans les années 1920, quoique son usage tardât à se généraliser; les difficultés techniques inhérentes à ce procédé allaient être surmontées dans les années ultérieures. Au milieu du XXe siècle, la soudure remplacera complètement le rivetage. Outre l’avantage d’être silencieuse, cette technique se révèle plus rapide, meilleur marché et offre des assemblages plus légers que le rivetage. © José Lopez

Dans un premier temps, les bateaux en acier étaient construits
en faisant se superposer des bordés en acier qui étaient assemblés
entre eux par des rivets. Un rivet est une cheville en métal que l’on
insère incandescente dans des trous préalablement percés dans les
pièces à assembler. Dans un second temps, tandis qu’un opérateur fait
pression sur la tête du rivet, son collègue du côté opposé étend l’autre
extrémité. Le rivet, en se refroidissant, se contracte en serrant encore
plus les bordés. Au départ, les rivets étaient formés manuellement, en
employant des masses. Plus tard, on employa des marteaux percuteurs
de type hydraulique, pneumatique ou à vapeur. Cette activité se caractérisait
par un bruit assourdissant, qui occasionnait des problèmes
audititifs aux opérateurs et des gênes pour le voisinage.
Dans un premier temps, les bateaux en acier étaient construits en faisant se superposer des bordés en acier qui étaient assemblés entre eux par des rivets. Un rivet est une cheville en métal que l’on insère incandescente dans des trous préalablement percés dans les pièces à assembler. Dans un second temps, tandis qu’un opérateur fait pression sur la tête du rivet, son collègue du côté opposé étend l’autre extrémité. Le rivet, en se refroidissant, se contracte en serrant encore plus les bordés. Au départ, les rivets étaient formés manuellement, en employant des masses. Plus tard, on employa des marteaux percuteurs de type hydraulique, pneumatique ou à vapeur. Cette activité se caractérisait par un bruit assourdissant, qui occasionnait des problèmes audititifs aux opérateurs et des gênes pour le voisinage. © José Lopez
Drague “Jaizkibel”. Les premiers bateaux en acier étaient construits
en employant la technique du rivetage, largement employée
dans la construction de machines à vapeur. La drague “Jaizkibel”,
construite dans les ateliers Euskalduna de Bilbao en 1933, a été déclarée
Bien d’intérêt culturel classé dans la catégorie Monument par le
Conseil en charge du patrimoine du gouvernement basque en 1992.
Il s’agit du dernier exemplaire construit par rivetage qui nous reste au
Gipuzkoa. Elle servit au draguage du port de Pasaia jusqu’en 1984.
Drague “Jaizkibel”. Les premiers bateaux en acier étaient construits en employant la technique du rivetage, largement employée dans la construction de machines à vapeur. La drague “Jaizkibel”, construite dans les ateliers Euskalduna de Bilbao en 1933, a été déclarée Bien d’intérêt culturel classé dans la catégorie Monument par le Conseil en charge du patrimoine du gouvernement basque en 1992. Il s’agit du dernier exemplaire construit par rivetage qui nous reste au Gipuzkoa. Elle servit au draguage du port de Pasaia jusqu’en 1984. © José Lopez

Vapeur Rezola, cargo de l’entreprise de ciments d’Añorga.
Dans les années 1950, on pouvait le voir au mouillage dans le port
de San Sebastian.
Vapeur Rezola, cargo de l’entreprise de ciments d’Añorga. Dans les années 1950, on pouvait le voir au mouillage dans le port de San Sebastian. © José Lopez

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