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martes 26 septiembre 2017



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Fregates. XVII-XVIIIe siècles


Dans la seconde moitié du XVIe siècle, apparaît le galion issu de la galère qui représente l’aboutissement des expérimentations visant à mettre au point un nouveau type de navire de guerre. Cet hybride à mi-chemin entre propulsion à rame et voile ne comblera pas entièrement les attentes de ses promoteurs, en raison de la difficulté de concilier l’espace des rameurs et celui réservé à l’artillerie sur un même pont. Ce type de bateau, soumis aux exigences de la propulsion à la rame, se révéla toutefois très vélique; ses lignes d’eau étaient très hydrodynamiques et les oeuvres mortes sans tonture n’étaient pas freinées par le vent debout. On abandonna alors la rame pour développer les innovations de la coque. Le résultat fut la frégate, qui connaîtrait son heure de gloire au XVIIIe siècle.

Galion à rame. Navire jaugeant 200 tonneaux, probablement
construit à Saint-Jean-de-Luz vers 1565. Gréant trois mâts, il porte
22 rames de chaque côté. Il s’agit du galion par excellence du golfe
de Biscaye, mais plus stylisé. La quille devient beaucoup plus longue
par rapport à la largeur. On peut observer sur ce navire une réduction
drastique des oeuvres mortes, initialement dans l’intention
d’alléger le travail des rameurs. On observera par la suite que ces
changements entraînaient également un avantage en navigation à
voile.
Galion à rame. Navire jaugeant 200 tonneaux, probablement construit à Saint-Jean-de-Luz vers 1565. Gréant trois mâts, il porte 22 rames de chaque côté. Il s’agit du galion par excellence du golfe de Biscaye, mais plus stylisé. La quille devient beaucoup plus longue par rapport à la largeur. On peut observer sur ce navire une réduction drastique des oeuvres mortes, initialement dans l’intention d’alléger le travail des rameurs. On observera par la suite que ces changements entraînaient également un avantage en navigation à voile. © José Lopez
Frégate de la Real Compañía Guipuzcoana de Caracas. Les
frégates marchandes des armateurs guipuzcoans furent la clé du
succès de la Compagnie. Elles permirent de jeter les bases du transport
transatlantique et renforcèrent l’économie de la province à une
époque où la traversée de l’océan était soumise à bien des aléas,
notamment au harcèlement des pirates, des corsaires ou des flottes
ennemies. Les véloces frégates guipuzcoanes firent la preuve de
leurs qualités face à leurs ennemis et à leurs concurrents.
Frégate de la Real Compañía Guipuzcoana de Caracas. Les frégates marchandes des armateurs guipuzcoans furent la clé du succès de la Compagnie. Elles permirent de jeter les bases du transport transatlantique et renforcèrent l’économie de la province à une époque où la traversée de l’océan était soumise à bien des aléas, notamment au harcèlement des pirates, des corsaires ou des flottes ennemies. Les véloces frégates guipuzcoanes firent la preuve de leurs qualités face à leurs ennemis et à leurs concurrents. © José Lopez

Vues de la proue et de la poupe de la frégate.
Vues de la proue et de la poupe de la frégate. © José Lopez
Femelle de frégate superbe. Se caractérisant par sa vélocité et
son agressivité, Fregata magnificens a donné son nom à ces élégants
vaisseaux qui conjuguent une grande vitesse et une étonnante
manoeuvrabilité.
Femelle de frégate superbe. Se caractérisant par sa vélocité et son agressivité, Fregata magnificens a donné son nom à ces élégants vaisseaux qui conjuguent une grande vitesse et une étonnante manoeuvrabilité. © José Lopez

Plan de formes d’une frégate de la fin du XVIIIe siècle.
Plan de formes d’une frégate de la fin du XVIIIe siècle. © José Lopez
Frégates et vaisseaux en vinrent à partager un gréement et un
profil assez similaires. Cependant, il était facile de distinguer les frégates
par leur unique rangée de canons. On multiplie le nombre de voiles,
avec l’adoption en particulier des focs disposés entre les mâts, ce qui ne
manque pas d’améliorer notablement la capacité à naviguer contre le
vent.
Frégates et vaisseaux en vinrent à partager un gréement et un profil assez similaires. Cependant, il était facile de distinguer les frégates par leur unique rangée de canons. On multiplie le nombre de voiles, avec l’adoption en particulier des focs disposés entre les mâts, ce qui ne manque pas d’améliorer notablement la capacité à naviguer contre le vent. © José Lopez

La frégate se caractérise par son allure au ras de l’eau et un seul
pont d’artillerie. Au beaupré s’ajoute un bout-dehors pour amarrer
les manoeuvres et amurer les focs, récemment adoptés sur ces
bateaux. Devant l’importance croissante prise par les manoeuvres,
la voile de misaine latine s’avère gênante par la place qu’elle prend.
A la fin du XVIIIe siècle, elle sera remplacée par une brigantine.
La frégate se caractérise par son allure au ras de l’eau et un seul pont d’artillerie. Au beaupré s’ajoute un bout-dehors pour amarrer les manoeuvres et amurer les focs, récemment adoptés sur ces bateaux. Devant l’importance croissante prise par les manoeuvres, la voile de misaine latine s’avère gênante par la place qu’elle prend. A la fin du XVIIIe siècle, elle sera remplacée par une brigantine. © José Lopez

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