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martes 26 septiembre 2017



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Pleitxeruak et chasse-marées


Les barques des côtes basques sont issues de l’adaptation des canots de pêche pour le transport. Au cours des siècles, et jusqu’à leur disparition consécutive à la motorisation, ils ont partagé la même typologie. La lancha fletera ou pleitxerua se différenciait cependant par un espace intérieur dégagé de bancs de nage facilitant la cargaison. Par ailleurs, il arrivait qu’elles fussent de jauge su-périeure, même si cinq personnes suffisaient à les manoeuvrer. En France, on assiste à une évolution de la pleitxerua, qui aboutit au chasse-marée. Au XVIIIe siècle, le chasse-marée, au départ comparable à la lancha, devient un bateau distinct, qui servira tant pour la pêche que pour le petit cabotage. Une adaptation locale développée sur les côtes de Bretagne et de Normandie prend le nom de bisquine, dont l’étymologie provient du terme biscayenne.

À première vue, il est similaire à la lancha fletera. Toutefois sur les oeuvres vives, l’étambot plus profond procure plus de verticalité
aux pinces arrière. D’où un gain pour la navigation au près. Par la
suite, on dotera ce bateau d’une voile de misaine et la jauge augmentera
progressivement; il évoluera de la sorte pour atteindre son plein
développement et conquérir sa propre indépendance, par rapport au
bateau original.
À première vue, il est similaire à la lancha fletera. Toutefois sur les oeuvres vives, l’étambot plus profond procure plus de verticalité aux pinces arrière. D’où un gain pour la navigation au près. Par la suite, on dotera ce bateau d’une voile de misaine et la jauge augmentera progressivement; il évoluera de la sorte pour atteindre son plein développement et conquérir sa propre indépendance, par rapport au bateau original. © José Lopez
Cette pleitxerua correspond à la dernière époque de la voile au
Pays basque. La surface de voilure considérable et la radicalité du
de-ssin sont une réaction à la menace que représentent les bateaux à
moteur. La dimension de la trinquette, presque aussi grande que la
grand-voile, ne manque pas de surprendre. Toutes deux sont gréées
“au sixième” et la grand-voile, en raison de sa grande taille, est amurée
au pied du mât pour faciliter la manoeuvre. "Nª Sª de la Concepción”,
l’une des trois pleitxeruak (barque) de Simon Berasaluze Arrieta.
Copie d'une huile sur toile réalisée à Bayonne par le peintre G.
Gréze, en 1878". Peinture à l’huile de Simon Berasaluze
Aginagalde.
Cette pleitxerua correspond à la dernière époque de la voile au Pays basque. La surface de voilure considérable et la radicalité du de-ssin sont une réaction à la menace que représentent les bateaux à moteur. La dimension de la trinquette, presque aussi grande que la grand-voile, ne manque pas de surprendre. Toutes deux sont gréées “au sixième” et la grand-voile, en raison de sa grande taille, est amurée au pied du mât pour faciliter la manoeuvre. "Nª Sª de la Concepción”, l’une des trois pleitxeruak (barque) de Simon Berasaluze Arrieta. Copie d'une huile sur toile réalisée à Bayonne par le peintre G. Gréze, en 1878". Peinture à l’huile de Simon Berasaluze Aginagalde. © José Lopez

Plan de formes de lancha fletera. Cette pleitxerua du XIXe siècle
construite par les chantiers Mutiozabal à Orio illustre les caractéristiques
communes à ce type de bateau. Le faible tirant d’eau et les
lignes d’eau de la coque étaient comparables à ceux des canots de
pêche contemporains. Ces bateaux étaient également gréés de trinquette
et de grand-voile. Toutefois, les lanchas fleteras étaient de port
supérieur, puisqu’elles jaugeaient de douze à soixante tonneaux.
Plan de formes de lancha fletera. Cette pleitxerua du XIXe siècle construite par les chantiers Mutiozabal à Orio illustre les caractéristiques communes à ce type de bateau. Le faible tirant d’eau et les lignes d’eau de la coque étaient comparables à ceux des canots de pêche contemporains. Ces bateaux étaient également gréés de trinquette et de grand-voile. Toutefois, les lanchas fleteras étaient de port supérieur, puisqu’elles jaugeaient de douze à soixante tonneaux. © José Lopez

Les formes pleines de la coque du chasse-marée exigent une grande surface de voilure pour naviguer par petit temps: grand-voile et trinquette avec ses huniers. Plus les focs et la misaine, qui aideront à manoeuvrer le bateau en naviguant au plus près, ce qui facilite le travail du timonier. Les brusques changements météorologiques du golfe de Biscaye exigent d’amener rapidement les hautes voiles. Le bateau est en mesure de naviguer alors que le vent fraîchit. Si le vent se renforce encore, le gréement peut être réduit à la grand-voile et la trinquette. En d’autres termes, un gréement typique de la chaloupe.
Les formes pleines de la coque du chasse-marée exigent une grande surface de voilure pour naviguer par petit temps: grand-voile et trinquette avec ses huniers. Plus les focs et la misaine, qui aideront à manoeuvrer le bateau en naviguant au plus près, ce qui facilite le travail du timonier. Les brusques changements météorologiques du golfe de Biscaye exigent d’amener rapidement les hautes voiles. Le bateau est en mesure de naviguer alors que le vent fraîchit. Si le vent se renforce encore, le gréement peut être réduit à la grand-voile et la trinquette. En d’autres termes, un gréement typique de la chaloupe. © José Lopez

Tableau de cotes d’une lancha fletera pour Zumaia, de 1869.
L’instabilité inhérente aux bateaux à faible tirant d’eau était compensée
sur ces embarcations par une carène à fond plat. Par ailleurs, ces
formes maximisaient la capacité de charge. Les oeuvres vives de ces
bateaux, réduites à leur plus simple expression, obligeaient à employer
une dérive sur le côté pour réduire le dérapage latéral.
Tableau de cotes d’une lancha fletera pour Zumaia, de 1869. L’instabilité inhérente aux bateaux à faible tirant d’eau était compensée sur ces embarcations par une carène à fond plat. Par ailleurs, ces formes maximisaient la capacité de charge. Les oeuvres vives de ces bateaux, réduites à leur plus simple expression, obligeaient à employer une dérive sur le côté pour réduire le dérapage latéral. © José Lopez
Plan de gréement d’un chasse-marée. Sur cette image, on peut
observer clairement la complexité des étais et haubans indispensables
pour soutenir les mâts et leurs espars. Nous pouvons voir également
les bandes de ris destinées à réduire la surface des voiles
basses, ainsi que la présence d’un petit hunier de misaine.
Plan de gréement d’un chasse-marée. Sur cette image, on peut observer clairement la complexité des étais et haubans indispensables pour soutenir les mâts et leurs espars. Nous pouvons voir également les bandes de ris destinées à réduire la surface des voiles basses, ainsi que la présence d’un petit hunier de misaine. © José Lopez

La Granvillaise est une réplique de l’une des dernières bisquines,
construite en 1990 à Granville, dans le golfe de Saint-Malo,
par l’Association des vieux gréements. Les essais de navigation ont
confirmé les extraordinaires qualités nautiques de ce type de
bateau, dont nous devons souligner la grande manoeuvrabilité.
La Granvillaise est une réplique de l’une des dernières bisquines, construite en 1990 à Granville, dans le golfe de Saint-Malo, par l’Association des vieux gréements. Les essais de navigation ont confirmé les extraordinaires qualités nautiques de ce type de bateau, dont nous devons souligner la grande manoeuvrabilité. © José Lopez

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