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Bertan > Bertan 18 Fortificaciones en Gipuzkoa: siglos XVI-XIX > Frantses bertsioa: Le camp retranche d'Oiartzun

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Le camp retranche d'Oiartzun

Les autorités militaires tentèrent de réorganiser les défenses de la frontière française, de la ville de Saint-Sébastien et du port de Pasajes dès la fin de la Troisième Guerre carliste. Et elles le firent en ayant à l'esprit que ces actions serviraient également à assurer la maîtrise militaire du territoire en prévision d'un nouveau soulèvement des carlistes.

145. Double caponnière de gorge du Fort de Saint-Marc. Chaque créneau de pied possède au-dessus trois meurtrières verticales.© Juan Antonio Sáez
145. Double caponnière de gorge du Fort de Saint-Marc. Chaque créneau de pied possède au-dessus trois meurtrières verticales.© Juan Antonio Sáez
146. Accès donnant entrée au fort de Saint-Marc. A gauche, la double caponnière de gorge, en haut le tunnel d'accès au pont (ce dernier est actuellement dormant, mais à l'origine il possédait un secteur levis).© Juan Antonio Sáez
146. Accès donnant entrée au fort de Saint-Marc. A gauche, la double caponnière de gorge, en haut le tunnel d'accès au pont (ce dernier est actuellement dormant, mais à l'origine il possédait un secteur levis).© Juan Antonio Sáez

Pour étudier ces questions entre autres, entre 1876 et 1884, il fut constitué plusieurs Juntes et commissions militaires. Celle formée en 1876 par le Génie se vit confier pour mission une étude de la défense de la frontière. Cette décision conduisit en 1877 à la construction sur les monts guipuzcoans des forts de Saint-Marc, Txoritokieta et Arkale, dont les avant-projets furent confiés au Génie de Saint-Sébastien. Mais le résultat des travaux de ses ingénieurs n'eut pas l'heur de plaire à leurs supérieurs. Celui de Saint-Marc fut l'objet d'une nouvelle commande à Juan Roca qui reçut approbation, enfin, en 1879.

Entre-temps et après de longues délibérations dans les rangs des hautes instances stratégiques, le colonel Antonio Rojí et le lieutenant-colonel Francisco Roldán furent dépêchés en 1884 et 1885 afin de vérifier l'étude de la défense des Pyrénées au Gipuzkoa. Leur travail se traduisit en un complexe ensemble de fortifications constitué par trois lignes de défenses qui, dans la pratique, se trouva réduit à huit forts1. Cinq formaient un arc autour d'Irun (Guadalupe, Saint-Henri, Arkale, Belitz, Erlaitz et Saint-Martial) et deux autres (Saint-Marc et Txoritokieta), plus en arrière, pouvaient être utilisés à la défense de Saint-Sébastien et du port de Pasajes. De tous ces derniers seuls furent construits ceux de Saint-Marc (1888), Txoritokieta (1890) et Guadalupe (1900). Mis en chantier, les ouvrages d'Erlaitz furent stoppés dans l'oeuf en 1892.

147. Camp retranché d'Oiartzun:1-Forts construits; 2-Forts projetés.© Juan Antonio Sáez
147. Camp retranché d'Oiartzun:
1-Forts construits;
2-Forts projetés.© Juan Antonio Sáez

La structure des forts du camp retranché d'Oiartzun est très semblable à celle qui caractérisa les ouvrages de la première époque du système Séré de Rivières. On pourrait les décrire succinctement comme des fortifications polygonales, dotées d'un fossé flanqué par des caponnières. L'accès s'effectue avec le concours d'un pont-levis; les communications intérieures sont partiellement souterraines et les pièces d'artillerie à l'air libre, protégées, soit par un parapet et des traverses, soit par des casemates qui émergent du reste de la fortification. Une bonne partie des installations (casemates, casernes et poudrières) sont édifiées en maçonnerie et en béton non armé d'une épaisseur d'environ 1-2 m. Elles sont recouvertes de plusieurs mètres de terre compactée qui, théoriquement, offrait une protection contre les projectiles d'artillerie ennemis.

148. Plan du site du complexe défensif des forts de Saint-Marc et Txoritokieta:1-Route militaire de Saint-Marc; 2-Batterie auxiliaire de Kutarro (fort de Saint-Marc); 3-Boyau d'accès à la batterie de Kutarro; 4-Limite des communes de Saint-Sébastien et Errenteria; 5-Boyau d'accès au fort de Txoritokieta; 6-Fort de Saint-Marc; 7-Batterie auxiliaire de los Barracones (fort de Saint-Marc); 8-'Casa de Máquinas'; 9-Commune de Errenteria; 10-Fort de Txoritokieta; 11-Batterie auxiliaire de Txoritokieta; 12-Commune d'Astigarraga; 13-Limite des communes de Errenteria et Astigarraga; 14-Commune de Saint-Sébastien.© Juan Antonio Sáez
148. Plan du site du complexe défensif des forts de Saint-Marc et Txoritokieta:
1-Route militaire de Saint-Marc;
2-Batterie auxiliaire de Kutarro (fort de Saint-Marc);
3-Boyau d'accès à la batterie de Kutarro;
4-Limite des communes de Saint-Sébastien et Errenteria;
5-Boyau d'accès au fort de Txoritokieta;
6-Fort de Saint-Marc;
7-Batterie auxiliaire de los Barracones (fort de Saint-Marc);
8-'Casa de Máquinas';
9-Commune de Errenteria;
10-Fort de Txoritokieta;
11-Batterie auxiliaire de Txoritokieta;
12-Commune d'Astigarraga;
13-Limite des communes de Errenteria et Astigarraga;
14-Commune de Saint-Sébastien.© Juan Antonio Sáez

La construction des forts observait un processus similaire. En premier lieu, il était rédigé un avant-projet suivi des projets correspondant aux ouvrages accessoires, normalement au nombre de trois: chemin d'accès à la position, conduite d'eau et campement provisoire. Finalement, on rédigeait le projet définitif.

Les forts s'élevaient généralement en des lieux difficiles d'accès, à l'écart des localités. D'où l'importance de la construction du chemin d'accès. Dans le cas d'Erlaitz, suffisante fut la mise en adéquation du réseau vicinal en place; à Guadalupe il n'y eut qu'à réaliser un court chemin de raccordement de 200 m de long menant au proche chemin vers Fontarabie. Saint-Marc réclama en revanche une plus grande attention, requérant la construction d'un chemin militaire de 6,6 km de long qui allait le relier à la route de France, tandis que Txoritokieta exigea un chemin de raccordement de 1,3 km de long qui se séparait du chemin déjà cité de Saint-Marc.

149. Partie de l'escarpe de gorge du fort de Saint-Marc vue depuis le fossé. A droite, la contrescarpe. Les deux travées supérieures correspondent aux embrasures de gorge. On notera que l'on n'a pas de blindages de terre, au contraire du reste de la batterie aménagée en casemate.© Juan Antonio Sáez
149. Partie de l'escarpe de gorge du fort de Saint-Marc vue depuis le fossé. A droite, la contrescarpe. Les deux travées supérieures correspondent aux embrasures de gorge. On notera que l'on n'a pas de blindages de terre, au contraire du reste de la batterie aménagée en casemate.© Juan Antonio Sáez

L'eau était élevée durant le chantier par des procédés mécaniques et stockée dans un réservoir. A l'achèvement des travaux les citernes étaient en mesure de stocker l'eau de pluie qui tombait à l'intérieur du fort, les blindages de terre servant d'éléments filtrants.

Les campements provisoires étaient constitués de baraquements destinés à héberger bureaux, magasins, cuisine, latrines, piquet de surveillance, divers ateliers (serrurerie, charpenterie, taille de pierre), etc.

Les avant-projets contenaient suffisamment de précisions pour servir de base de travail. De fait, le fort de Saint-Marc n'eut pas de projet définitif (signé de Luis Nieva) avant 1888. Plusieurs jours après son inauguration. On comprend dans ces conditions l'importance des projets provisoires ou des avant-projets, signés de Pedro Lorente (1878), Juan Roca (1879 et 1881) et José Brandis (1884), lesquels furent écartés pour diverses déficiences ou changement de plan stratégique.

150. Fort de Saint-Marc. Etage inférieur:1-Caponnière double; 2-Fossé; 3-Communication avec la caponnière double; 4-Mur de revêtement de l'escarpe; 5-Rampe d'accès de la batterie de tir indirect à la batterie à barbette; 6-Batterie de tir indirect courbe, d'une capacité pour 3 obusiers; 7-Magasin de munition de la batterie de tir indirect; 8-Monte-charge à poudre; 9-Monte-charge à projectiles; 10-Magasin à poudre; 11-Magasin à projectiles; 12-Magasin d'artillerie; 13-Magasin de vivres; 14-Logement pour 3 officiers; 15-Couloir de communication (en partie moyennant arcature donnant sur la cour); 16-Logement pour 4 officiers; 17-Caponnière de gorge; 18-Logement du Gouverneur; 19-Pont originellement doté d'un secteur dormant et d'un autre, levis; 20-Corps de garde de l'officier; 21-Corps de garde du sergent; 22-Corps de garde de la troupe; 23-Cour; 24-Secteur de rampe de communication entre la cour et la batterie aménagée en casemate; 25-Poterne en escalier-rampe entre la cour et la batterie de tir indirect; 26-Caponnière; 27-Porte de guerre de la caponnière qui dessert l'escalier d'escarpe; 28-Fossé-diamant; 29-Accès en tunnel au pont et à la porte; 30-Vestibule d'accès protégé par huit meurtrières; 31-Petite cour de la double caponnière; 32-Roche ou remblai.© Juan Antonio Sáez
150. Fort de Saint-Marc. Etage inférieur:
1-Caponnière double;
2-Fossé;
3-Communication avec la caponnière double;
4-Mur de revêtement de l'escarpe;
5-Rampe d'accès de la batterie de tir indirect à la batterie à barbette;
6-Batterie de tir indirect courbe, d'une capacité pour 3 obusiers;
7-Magasin de munition de la batterie de tir indirect;
8-Monte-charge à poudre;
9-Monte-charge à projectiles;
10-Magasin à poudre;
11-Magasin à projectiles;
12-Magasin d'artillerie;
13-Magasin de vivres;
14-Logement pour 3 officiers;
15-Couloir de communication (en partie moyennant arcature donnant sur la cour);
16-Logement pour 4 officiers;
17-Caponnière de gorge;
18-Logement du Gouverneur;
19-Pont originellement doté d'un secteur dormant et d'un autre, levis;
20-Corps de garde de l'officier;
21-Corps de garde du sergent;
22-Corps de garde de la troupe;
23-Cour;
24-Secteur de rampe de communication entre la cour et la batterie aménagée en casemate;
25-Poterne en escalier-rampe entre la cour et la batterie de tir indirect;
26-Caponnière;
27-Porte de guerre de la caponnière qui dessert l'escalier d'escarpe;
28-Fossé-diamant;
29-Accès en tunnel au pont et à la porte;
30-Vestibule d'accès protégé par huit meurtrières;
31-Petite cour de la double caponnière;
32-Roche ou remblai.© Juan Antonio Sáez
151. Fort de Saint-Marc. Etage supérieur: 1-Fossé; 2-Batterie à barbette (cote 257 m) pour cinq canons dotée de quatre magasins à munition; 3-Blindage de terre de la batterie aménagée en casemate; 4-Rampe de communication de la batterie de tir indirect avec la batterie à barbette; 5-Caponnière; 6-Fossé-diamant; 7-Parapet de feux d'infanterie sur le toit du casernement de gorge; 8-Batterie aménagée en casemate (cote 266 m) formée de 15 voûtes; 9-Embrasures percées dans le blindage de terre de la batterie aménagée en casemate (7 en tout); 10-Caponnière double; 11-Chemin couvert; 12-Pont à l'origine doté d'un secteur dormant et de l'autre mobile; 13-Batterie de tir indirect (cote 250) d'une capacité pour 3 obusiers; 14-Cour; 15-Rampe de communication entre la cour et la batterie aménagée en casemate; 16-Double caponnière de gorge; 17-Cour de la double caponnière.© Juan Antonio Sáez
151. Fort de Saint-Marc. Etage supérieur:
1-Fossé;
2-Batterie à barbette (cote 257 m) pour cinq canons dotée de quatre magasins à munition;
3-Blindage de terre de la batterie aménagée en casemate;
4-Rampe de communication de la batterie de tir indirect avec la batterie à barbette;
5-Caponnière;
6-Fossé-diamant;
7-Parapet de feux d'infanterie sur le toit du casernement de gorge;
8-Batterie aménagée en casemate (cote 266 m) formée de 15 voûtes;
9-Embrasures percées dans le blindage de terre de la batterie aménagée en casemate (7 en tout);
10-Caponnière double;
11-Chemin couvert;
12-Pont à l'origine doté d'un secteur dormant et de l'autre mobile;
13-Batterie de tir indirect (cote 250) d'une capacité pour 3 obusiers;
14-Cour;
15-Rampe de communication entre la cour et la batterie aménagée en casemate;
16-Double caponnière de gorge;
17-Cour de la double caponnière.© Juan Antonio Sáez

Les ouvrages d'Erlaitz commencèrent également sur la base de l'avant-projet de Rojí et Roldán. Mais ils furent interrompus. Le projet présenté par Luis Nieva s'avérait très onéreux et ne prenait pas en compte les progrès de l'artillerie intervenus depuis l'approbation de l'avant-projet.

152. Profil du fort de Saint-Marc:1-Blindage de la caponnière de gorge; 2-Voûtes du casernement de gorge; 3-Parapet pour feux d'infanterie aménagé dans le blindage du casernement de gorge; 4-Escalier reliant les parapets de feux d'infanterie du casernement de gorge et de la batterie aménagée en casemate; 5-Accès de la batterie aménagée en casemate au parapet de feux d'infanterie du casernement de gorge; 6-Parapet de feux d'infanterie formé dans le blindage de la batterie aménagée en casemate; 7-Casemate; 8-Voûte de béton non armé; 9-Tôles de maçonnerie; 10-Conduits d'aération des casemates; 11-Pierres sèches; 12-Embrasure ouverte dans le mur à masque de la voûte; 13-Embrasure aménagée dans le blindage de terre extérieur au mur à masque; 14-Blindage de terre d'un grand magasin de la batterie à barbette; 15-Idem; 16-Blindage de terre d'un petit magasin de la batterie à barbette; 17-Canon en fer entubé de 15 cm 'Ordóñez' sur affût bas; 18-Parapet, descendant en talus extérieur vers l'escarpe; 19-Chemin couvert; 20-Revêtement de la contrescarpe; 21-Embrasure de la caponnière double; 22-Caponnière double; 23-Revêtement de l'escarpe; 24-Revêtement du parapet de la batterie à barbette; 25-Rampe de communication entre la batterie de tir indirect et la batterie à barbette; 26-Talus entre Idem; 27-Communication entre l'escalier-rampe et la rampe de communication avec la batterie à barbette; 28-Communication avec les casemates de la batterie de tir indirect; 29-Escalier-rampe entre la cour et la batterie de tir indirect; 30-Canon de fer entubé de 15 cm 'Ordóñez' sur affût bas; 31-Communication entre les casemates; 32-Rampe entre la cour et l'accès à la batterie aménagée en casemate; 33-Entrée principale; 34-Cour; 35-Voûte du casernement de gorge; 36-Butée de maçonnerie de la voûte en béton du casernement de gorge; 37-Escarpe; 38-Meurtrière de la caponnière de gorge; 39-Créneau de pied de la caponnière de gorge; 40-Revêtement de la contrescarpe.© Juan Antonio Sáez
152. Profil du fort de Saint-Marc:
1-Blindage de la caponnière de gorge;
2-Voûtes du casernement de gorge;
3-Parapet pour feux d'infanterie aménagé dans le blindage du casernement de gorge;
4-Escalier reliant les parapets de feux d'infanterie du casernement de gorge et de la batterie aménagée en casemate;
5-Accès de la batterie aménagée en casemate au parapet de feux d'infanterie du casernement de gorge;
6-Parapet de feux d'infanterie formé dans le blindage de la batterie aménagée en casemate;
7-Casemate;
8-Voûte de béton non armé;
9-Tôles de maçonnerie;
10-Conduits d'aération des casemates;
11-Pierres sèches;
12-Embrasure ouverte dans le mur à masque de la voûte;
13-Embrasure aménagée dans le blindage de terre extérieur au mur à masque;
14-Blindage de terre d'un grand magasin de la batterie à barbette;
15-Idem;
16-Blindage de terre d'un petit magasin de la batterie à barbette;
17-Canon en fer entubé de 15 cm 'Ordóñez' sur affût bas;
18-Parapet, descendant en talus extérieur vers l'escarpe;
19-Chemin couvert;
20-Revêtement de la contrescarpe;
21-Embrasure de la caponnière double;
22-Caponnière double;
23-Revêtement de l'escarpe;
24-Revêtement du parapet de la batterie à barbette;
25-Rampe de communication entre la batterie de tir indirect et la batterie à barbette;
26-Talus entre Idem;
27-Communication entre l'escalier-rampe et la rampe de communication avec la batterie à barbette;
28-Communication avec les casemates de la batterie de tir indirect;
29-Escalier-rampe entre la cour et la batterie de tir indirect;
30-Canon de fer entubé de 15 cm 'Ordóñez' sur affût bas;
31-Communication entre les casemates;
32-Rampe entre la cour et l'accès à la batterie aménagée en casemate;
33-Entrée principale;
34-Cour;
35-Voûte du casernement de gorge;
36-Butée de maçonnerie de la voûte en béton du casernement de gorge;
37-Escarpe;
38-Meurtrière de la caponnière de gorge;
39-Créneau de pied de la caponnière de gorge;
40-Revêtement de la contrescarpe.© Juan Antonio Sáez

Les travaux réalisés sur ce fort - limités à la fouille préliminaire - illustrent à la perfection la technique d'édification. Une bonne part des séjours (casernements, magasins, etc.) devaient être enterrés. Il fallait creuser par conséquent dans la terre naturelle diverses cuvettes (pour les séjours) et des tranchées (pour les communications). Les butées étaient formées en maçonnerie et les voûtes en béton non armé recouvert de plusieurs couches de maçonnerie, pierre sèche, terre, etc.

153. Fort de Saint-Marc. Vue de l'est.© Juan Antonio Sáez
153. Fort de Saint-Marc. Vue de l'est.© Juan Antonio Sáez

Les batteries d'artillerie pouvaient être aménagées en casemates ou à découvert. Les premières consistaient dans des édifices dont les voûtes saillaient de la hauteur moyenne de la fortification. Les créneaux s'ouvraient dans les murs à masque (ou fermeture latérale des voûtes). Pour mitiger l'impact des projectiles, l'édifice était recouvert de terre (entre 6 et 14 m) dans laquelle on prenait également le soin d'aménager des créneaux.

La batterie aménagée en casemate de Saint-Marc était constituée par un édifice en béton non armé, doté d'un plan de forme approximativement en U qui délimite une cour centrale fermée par le casernement de gorge (expression qui désigne la partie la moins exposée de la fortification). Elle se compose de deux étages. L'étage supérieur est formé de quinze casemates en forme de voûtes de 14x5 m qui sont reliées entre elles par des couloirs entre les butées de 4 m de portée. Dans les murs à masque s'ouvrent 19 créneaux, même si huit d'entre eux sont obturés par le blindage extérieur de terre, admettant à l'origine un total de sept canons de 15 cm montés sur affût bas. Quatre créneaux ouverts dans les deux casemates de gorge permettaient l'installation de quatre autres canons. L'étage inférieur dispose de huit séjours2.

154. Fort de Saint-Marc. Vue aérienne.© Paisajes Españoles S.A.
154. Fort de Saint-Marc. Vue aérienne.© Paisajes Españoles S.A.

La batterie aménagée en casemate adopte à Guadalupe un plan rectangulaire. Elle est constituée par trois niveaux. Le niveau inférieur (en avancée sur le reste) constitue la continuation de la galerie d'escarpe. L'étage intermédiaire, formé par neuf voûtes, sert de casernement pouvant accueillir 276 hommes. A son extrémité orientale, une voûte additionnelle héberge le magasin de distribution de munitions. L'étage supérieur intègre la batterie aménagée en casemate proprement dite, également constituée de dix voûtes avec des créneaux aux deux extrémités3. Un masque en terre, séparé des casemates par une cour exiguë, précède la caserne/batterie par le sud-est. On peut y habiliter des créneaux-tunnel pour le tir des canons de la batterie aménagée en casemate.

Les batteries à découvert sont à barbettes (parapets, non crénelés) qui sont tracées selon un schéma général consistant dans l'existence d'un parapet de 8-10 m d'épaisseur qui se termine en talus vers le fossé. Du côté intérieur de la fortification, le parapet est disposé sur un mur de recouvrement dont la hauteur varie (1,4-1,8 m) en fonction du type d'artillerie installée. Sur le parapet se forment quand il y a lieu les demi-cylindres rentrants, qui facilitent les mouvements de la pièce d'artillerie.

155. Casemate du fort de Saint-Marc. La travée supérieure correspond à une embrasure; la travée inférieure à l'endroit où se logeait le boulon cheville de rotation de l'affût bas du CHE 15 cm 'Ordóñez' dont la base est emboutie dans la plate-forme. Le dérasement du sol fut réalisé en 1890 pour adapter les plates-formes primitives correspondantes aux vieux canons en fer se chargeant par la culasse de 15 cm pour lesquels le fort fut aménagé et adapté au nouvel armement.© Juan Antonio Sáez
155. Casemate du fort de Saint-Marc. La travée supérieure correspond à une embrasure;
la travée inférieure à l'endroit où se logeait le boulon cheville de rotation de l'affût bas du CHE 15 cm 'Ordóñez' dont la base est emboutie dans la plate-forme. Le dérasement du sol fut réalisé en 1890 pour adapter les plates-formes primitives correspondantes aux vieux canons en fer se chargeant par la culasse de 15 cm pour lesquels le fort fut aménagé et adapté au nouvel armement.© Juan Antonio Sáez
156. Fort de Saint-Marc. Vue de la gorge de Txoritokieta.© Juan Antonio Sáez
156. Fort de Saint-Marc. Vue de la gorge de Txoritokieta.© Juan Antonio Sáez

Sur le remblai de combat (ou chemin de ronde) sont construits les terre-pleins sur lesquels sont montées les bouches à feu, protégées frontalement par le parapet et dans le sens latéral par des traverses. A l'intérieur de ces dernières est aménagé parfois un étroit couloir qui permet de les traverser en transversale. Duquel il est possible d'accéder aux magasins à munitions de chaque pièce.

157. Fort de Saint-Marc. Intérieur de la double caponnière. A droite, l'une des deux embrasures. A gauche, des créneaux de pied, avec leur banquette pour permettre le tir en verticale.© Gorka Agirre
157. Fort de Saint-Marc. Intérieur de la double caponnière. A droite, l'une des deux embrasures. A gauche, des créneaux de pied, avec leur banquette pour permettre le tir en verticale.© Gorka Agirre

A une cote inférieure se trouve généralement le remblai de circulation ou chemin de desserte qui s'intègre au réseau de communications du fort. Il est relié au remblai de combat par des rampes. S'ouvrent également les voûtes qui disposent les traverses pour l'abri des servants des pièces et qui, en temps de paix, peuvent accueillir les pièces d'artillerie (quand celles-ci sont mobiles). On ne rencontre cet élément que dans certains secteurs de Guadalupe.

158. Fort de Saint-Marc. Escalier-rampe entre la cour principale et la batterie de tire indirect.© Gorka Agirre
158. Fort de Saint-Marc. Escalier-rampe entre la cour principale et la batterie de tire indirect.© Gorka Agirre

Tous les aspects en relation avec les munitions sont spécialement soignés. En général, ils disposent d'un (ou plusieurs) magasins à poudre, dotés dans certains cas (Txoritokieta et dans le projet d'Erlaitz) d'une étroite gaine de périmètre où débouchaient les évents et les fenêtres d'éclairage. Ces dernières étaient hermétiquement fermées par un verre du côté du magasin. Ce qui empêchait que sautent des étincelles provenant de la lampe.

159. Embrasure de la batterie aménagée en casemate du fort de Saint-Marc vue de l'extérieur. Le gazon pousse sur les blindages supérieur et la façade de la casemate. On peut observer sur l'embrasure l'une des cheminées d'aération de la casemate.© Gorka Agirre
159. Embrasure de la batterie aménagée en casemate du fort de Saint-Marc vue de l'extérieur. Le gazon pousse sur les blindages supérieur et la façade de la casemate. On peut observer sur l'embrasure l'une des cheminées d'aération de la casemate.© Gorka Agirre

Les magasins à poudre avaient un sol en béton sur lequel était posé un plancher à une certaine hauteur. Entre les deux, on trouve aménagée une chambre d'air dûment ventilée qui contribuait à éviter une humidité dommageable. Les parois des magasins à poudre étaient tapissées de bois du sol jusqu'à la naissance des voûtes.

Les forts intégraient divers magasins (projectiles, outils d'artillerie, vivres, bois de chauffage, etc.) et des salles de charge, ou séjours dans lesquels on garnissait l'intérieur des projectiles de poudre ou d'autres explosifs de plus forte puissance. Il existait à proximité des magasins à munitions des monte-charge qui faisaient accéder la poudre et les projectiles chargés aux magasins assignés à chaque pièce.

160. Fort de Saint-Marc. Batterie aménagée en casemate, cour et parapet de feux d'infanterie sur le casernement de gorge.© Gorka Agirre
160. Fort de Saint-Marc. Batterie aménagée en casemate, cour et parapet de feux d'infanterie sur le casernement de gorge.© Gorka Agirre

La garnison affectée au fort de Guadalupe était de 500 hommes d'infanterie et de 100 d'artillerie. Celle de Saint-Marc s'élevait à 200 hommes d'infanterie et 50 d'artillerie. La garnison4 de Txoritokieta pour sa part comptait une soixantaine d'hommes (quoique dans l'avant-projet il est arrivé de voir évoquer le chiffre de 200). Toutefois dans tous les forts, il était établi des dépendances qui, en cas de besoin, servaient d'hébergement extraordinaire, permettant d'augmenter au moins de 50% la capacité ordinaire.

L'artillerie avait pour première mission l'action lointaine, alors que la défense rapprochée, autrement dit celle chargée de repousser toute tentative de prise du fort par l'infanterie ennemie, reposait sur l'infanterie. Celle-ci se tenait dans un chemin couvert constitué par un étroit terre-plein limité par un parapet pour feux d'infanterie qui s'appuyait sur le glacis. Cela permettait (comme dans les fortifications modernes) de tirer sur tout point aux alentours immédiats du fort5.

161. Fort de Txoritokieta. Perspective figurant dans l'un des projets. La structure coïncide en général avec la structure initiale du fort hormis dans certains petits détails. A gauche, on apprécie la tranchée la plus proche du fort des huit tranchées auxiliaires prévues. (coloriage de l'auteur).© Juan Antonio Sáez
161. Fort de Txoritokieta. Perspective figurant dans l'un des projets. La structure coïncide en général avec la structure initiale du fort hormis dans certains petits détails. A gauche, on apprécie la tranchée la plus proche du fort des huit tranchées auxiliaires prévues. (coloriage de l'auteur).© Juan Antonio Sáez

A Saint-Marc il existait une seconde ligne de feux d'infanterie consistant en un parapet formé dans les blindages supérieurs de la caserne de gorge et de la batterie aménagée en casemate. De par son emplacement sur un sommet à la pente considérable, on jugea utile d'aménager dans le fort de Txoritokieta huit tranchées de feux d'infanterie de quelque 50 m de long situées à des distances allant de 12 à 200 m de la contrescarpe.

162. Plan du fort de Txoritokieta:1-Cuisine; 2-Logement du Commandant; 3-Logement des officiers; 4-Accès menant au fossé extérieur à partir du fossé intérieur par 8 marches et porte; 5-Batterie de flanquement percée de 3 meurtrières pour feux d'infanterie; 6-Fossé (cote 297 m); 7-Talus extérieur; 8-Batterie NE (cote 304 m); 9-Parapet; 10-Revêtement du parapet; 11-Poterne en rampe à profil brisé; 12-Fossé (cote 296); 13-Escarpe en léger talus recouverte d'un mur de 0,5 m d'épaisseur; 14-Batterie intermédiaire (cote 303 m); 15-Contrescarpe en léger talus recouverte d'un mur de 0,5 m d'épaisseur; 16-Poterne de communication entre les batteries SW et intermédiaire; 17-Demi-cylindre entrant; 18-Fossé; 19-Batterie SW (cote 303 m); 20-Roche ou remblai de terre; 21-Accès fermé par grille; 22-Pont-levis à bascule; 23-Fossé intérieur (cote 298,5 m); 24-Casernement; 25-Meurtrière; 26-Cour, sous laquelle se trouve la citerne; 27-Latrines; 28-Corps de garde qui défend l'entrée par 5 meurtrières; 29-Salle de charge de projectiles; 30-Couloir de ventilation, d'éclairage et d'aération du magasin à poudre; 31-Magasin à poudre; 32-Magasin à munition; 33-Poterne (cote 302 m); 34-Magasin à munition; 35-Chemin de service avec rampe finale d'accès menant à la batterie NE; 36-Escalier double entre le chemin de desserte (cote 302 m) et le fossé intérieur (cote 298,5 m).© Juan Antonio Sáez
162. Plan du fort de Txoritokieta:
1-Cuisine;
2-Logement du Commandant;
3-Logement des officiers;
4-Accès menant au fossé extérieur à partir du fossé intérieur par 8 marches et porte;
5-Batterie de flanquement percée de 3 meurtrières pour feux d'infanterie;
6-Fossé (cote 297 m);
7-Talus extérieur;
8-Batterie NE (cote 304 m);
9-Parapet;
10-Revêtement du parapet;
11-Poterne en rampe à profil brisé;
12-Fossé (cote 296);
13-Escarpe en léger talus recouverte d'un mur de 0,5 m d'épaisseur;
14-Batterie intermédiaire (cote 303 m);
15-Contrescarpe en léger talus recouverte d'un mur de 0,5 m d'épaisseur;
16-Poterne de communication entre les batteries SW et intermédiaire;
17-Demi-cylindre entrant;
18-Fossé;
19-Batterie SW (cote 303 m);
20-Roche ou remblai de terre;
21-Accès fermé par grille;
22-Pont-levis à bascule;
23-Fossé intérieur (cote 298,5 m);
24-Casernement;
25-Meurtrière;
26-Cour, sous laquelle se trouve la citerne;
27-Latrines;
28-Corps de garde qui défend l'entrée par 5 meurtrières;
29-Salle de charge de projectiles;
30-Couloir de ventilation, d'éclairage et d'aération du magasin à poudre;
31-Magasin à poudre;
32-Magasin à munition;
33-Poterne (cote 302 m);
34-Magasin à munition;
35-Chemin de service avec rampe finale d'accès menant à la batterie NE;
36-Escalier double entre le chemin de desserte (cote 302 m) et le fossé intérieur (cote 298,5 m).© Juan Antonio Sáez

Un fossé ceinture totalement les fortifications. Il possède une largeur de 6 à 8 mètres, pour des pentes et une profondeur variables. Ce fossé est limité latéralement par des escarpes et contrescarpes dissymétriques (la contrescarpe était plus haute que l'escarpe) afin d'empêcher la prise en enfilade par les projectiles ennemis. Leur revêtement était en appareillage ou en maçonnerie polygonale (selon les cas).

164. Fort de Txoritokieta. Casernement à plan pentagonal. On peut apprécier sa petite cour centrale et la terrasse percée de meurtrières.© Gorka Agirre
164. Fort de Txoritokieta. Casernement à plan pentagonal. On peut apprécier sa petite cour centrale et la terrasse percée de meurtrières.© Gorka Agirre

Au fort de Guadalupe, le mur de recouvrement de l'escarpe est remplacé par un simple talus qui repose sur un muret de 1,4 m de haut sur lequel se dressait une grille métallique de 3,5 m de haut. Cette configuration répond à un souci de minimiser les impacts des obus-torpille, dans la mesure où la grille supportait relativement bien l'action des nouveaux projectiles. Le reste de l'escarpe était occupé par une galerie d'escarpe c'est-à-dire un ensemble de voûtes perpendiculaires au fossé, reliées entre elles. Dans le mur à masque s'ouvrent diverses meurtrières qui permettent de tirer en transversale vers le fossé.

165. Fossé du fort de Txoritokieta. A droite, deux rangées de meurtrières. La rangée inférieure correspondant au casernement proprement dit et la seconde à la terrasse percée de meurtrières.© Juan Antonio Sáez
165. Fossé du fort de Txoritokieta. A droite, deux rangées de meurtrières. La rangée inférieure correspondant au casernement proprement dit et la seconde à la terrasse percée de meurtrières.© Juan Antonio Sáez

La défense du fossé reposait principalement sur des batteries de flanquement situées dans les angles. Les doubles caponnières flanquaient deux secteurs de fossé et les caponnières un. Elles possédaient des meurtrières et des créneaux de pied pour les feux d'infanterie, des créneaux pour mitrailleuses ou canons de petit calibre (5,7 cm) et à tir rapide (30 coups à la minute), en mesure de tirer des boîtes de mitraille pouvant anéantir n'importe quelle infanterie ennemie qui aurait réussi à parvenir jusqu'au fossé.

L'infanterie occupant le chemin couvert pouvait descendre jusque dans le fossé par les escaliers de contrescarpe situés à proximité de certaines des batteries de flanquement et, de là, accéder à celles-ci par les portes de guerre. Ces portes sont dotées de ponts-levis ou coulissants sur le fossé diamant. On connaît sous ce nom le petit fossé qui précède parfois les doubles caponnières et caponnières. Sa mission est d'empêcher un éventuel assaillant de s'approcher des embrasures et des créneaux, mais surtout de recueillir les débris de maçonnerie arrachés lors du combat et d'éviter que leur chute ne puisse supposer la neutralisation des premières par enfouissement.

166. Fort de Txoritokieta. Casernement. Escalier d'accès à la terrasse crénelée. Derrière celle-ci se trouvaient les logements des officiers.© Gorka Agirre
166. Fort de Txoritokieta. Casernement. Escalier d'accès à la terrasse crénelée. Derrière celle-ci se trouvaient les logements des officiers.© Gorka Agirre

Le fossé de Guadalupe est flanqué de deux caponnières et trois doubles caponnières, celui de Saint-Marc par une caponnière et deux doubles caponnières. En revanche, celui de Txoritokieta ne dispose d'aucune batterie de flanquement à proprement parler. Le fossé y est de plus faibles dimensions et ses parois forment un talus (3 mètres dans le fond et 4 en haut).

167. Vue en coupe du fort de Txoritokieta:1-Terrasse percée de meurtrières (cote 303 m); 2-Fenêtre du corps de garde; 3-Meurtrière du corps de garde ayant pour objet de défendre la porte d'entrée (5 meurtrières en tout); 4-Traverse centrale sous laquelle se trouvent les magasins et le corps de garde; 5-Recouvrement de terre de la traverse (cote 315); 6-Poterne du chemin de service à la batterie SW (cote 302 m); 7-Voûte en béton Portland, recouverte de 'tôle' de maçonnerie; 8-Recouvrement du parapet; 9-Parapet; 10-Glacis; 11-Revêtement de la contrescarpe (0,5 m d'épaisseur); 12-Fossé (3 m de large au fond et 4 m dans la partie supérieure) cote 297 m; 13-Revêtement de l'escarpe (0,5 m d'épaisseur); 14-Poterne de communication entre la batterie SW et la batterie intermédiaire; 15-Batterie SW (cote 303 m); 16-Entrée du magasin à poudre; 17-Entrée du corps de garde; 18-Fossé intérieur (cote 298,5 m); 19-Intérieur casernement; 20-Citerne; 21-Cour (cote 298,5); 22-Cuisine; 23-Fossé (cote 297 m); 24-Batterie de flanquement; 25-Revêtement de la contrescarpe.© Juan Antonio Sáez
167. Vue en coupe du fort de Txoritokieta:
1-Terrasse percée de meurtrières (cote 303 m);
2-Fenêtre du corps de garde;
3-Meurtrière du corps de garde ayant pour objet de défendre la porte d'entrée (5 meurtrières en tout);
4-Traverse centrale sous laquelle se trouvent les magasins et le corps de garde;
5-Recouvrement de terre de la traverse (cote 315);
6-Poterne du chemin de service à la batterie SW (cote 302 m);
7-Voûte en béton Portland, recouverte de 'tôle' de maçonnerie;
8-Recouvrement du parapet;
9-Parapet;
10-Glacis;
11-Revêtement de la contrescarpe (0,5 m d'épaisseur);
12-Fossé (3 m de large au fond et 4 m dans la partie supérieure) cote 297 m;
13-Revêtement de l'escarpe (0,5 m d'épaisseur);
14-Poterne de communication entre la batterie SW et la batterie intermédiaire;
15-Batterie SW (cote 303 m);
16-Entrée du magasin à poudre;
17-Entrée du corps de garde;
18-Fossé intérieur (cote 298,5 m);
19-Intérieur casernement;
20-Citerne;
21-Cour (cote 298,5);
22-Cuisine;
23-Fossé (cote 297 m);
24-Batterie de flanquement;
25-Revêtement de la contrescarpe.© Juan Antonio Sáez

Les trois forts disposaient de batteries auxiliaires externes. Ce type de fortification était destiné à être occupé en temps de guerre par l'armée opérationnelle dans le camp retranché (quelque 40.000 soldats). Leur mission consistait à fournir un appui à l'artillerie des forts et à la défense de leurs environs, qui pouvaient se trouver parfois hors de portée de tir de l'artillerie intérieure. Ils étaient constitués par un parapet bas (approprié aux pièces d'artillerie de campagne). A ce titre, il était fréquent qu'ils disposent de tranchées-abri pour les servants des pièces. Le projet du fort de Guadalupe envisageait la construction de quatre batteries auxiliaires, dont il ne fut construit qu'une seule (dite batterie du Calvaire). Saint-Marc dispose de deux batteries (de los Barracones et de Kutarro) et Txoritokieta une. En général, elles disposent d'un petit logement pour la troupe et d'un magasin à munitions.

163. Tranchées auxiliaires du fort de Txoritokieta: 1 à 8: Tranchées auxiliaires; 9 Batterie auxiliaire.© Juan Antonio Sáez
163. Tranchées auxiliaires du fort de Txoritokieta:
1 à 8:
Tranchées auxiliaires;
9 Batterie auxiliaire.© Juan Antonio Sáez

L'armement que les forts ont intégré a varié au fil des ans. Celui de Saint-Marc fut équipé au départ en canons en fer se chargeant par la culasse 15 cm et d'obus en fonte de 21 cm. Cette artillerie fut remplacée en 1890 par des canons en fer entubé (CHE) de 15 cm et par des obus de bronze de 21 cm. Le fort de Txoritokieta fut doté initialement en artillerie de 6 CHE de 15 cm.

A l'occasion des troubles de Cuba et de la Guerre Hispano-américaine de 1898, les deux forts furent partiellement désarmés et à partir de ce moment il leur fut assigné des pièces sur affûts mobiles (c'est-à-dire, sur roues), sauf pour celles destinées à la défense côtière, qui conservèrent les affûts fixes.

Le fort de Txoritokieta fut le premier à cesser d'être utile au service des armes. On tenta de le vendre en 1953. Les deux autres cessèrent de prêter un service d'active6 dans les années 70 pour passer, quelques années plus tard, dans le domaine municipal.

168. Vue panoramique des environs du fort de Guadalupe. A gauche, le fort; à droite, le sanctuaire de Guadalupe et tout à droite, Fontarabie et Hendaye.© Gorka Agirre
168. Vue panoramique des environs du fort de Guadalupe. A gauche, le fort;
à droite, le sanctuaire de Guadalupe et tout à droite, Fontarabie et Hendaye.© Gorka Agirre
169. Photographie aérienne du fort de Guadalupe.© Paisajes Españoles S.A.
169. Photographie aérienne du fort de Guadalupe.© Paisajes Españoles S.A.
170. Fort de Notre-Dame de Guadalupe. Etage supérieur:1-Embrasure ouverte dans le blindage de la batterie aménagée en casemate (5 en tout); 2-Batterie aménagée en casemate; 3-Cour; 4-Masque de terre qui protège la batterie aménagé en casemate; 5-Parapet; 6-Terre-plein de combat où sont disposées les plates-formes des pièces d'artillerie; 7-Remblai de desserte; 8-Traverse; 9-Emplacements circulaires; 10-Double caponnière (3 en tout); 11-Caponnière (2 en tout); 12-Fossé; 13-Fossé-diamant; 14-Escaliers de contrescarpe; 15-Talus extérieur limité par un garde-corps et une grille; 16-Blindage supérieur de la caserne d'artillerie; 17-Grille d'escarpe; 18-Chemin couvert avec son parapet de feux d'infanterie; 19-Accès coudé en rampe; 20-Première porte; 21-Para-éclats; V) Batterie du calvaire; X) Ouvrage de gauche; Y) Ouvrage du centre; Z) Ouvrage de droite.© Juan Antonio Sáez
170. Fort de Notre-Dame de Guadalupe. Etage supérieur:
1-Embrasure ouverte dans le blindage de la batterie aménagée en casemate (5 en tout);
2-Batterie aménagée en casemate;
3-Cour;
4-Masque de terre qui protège la batterie aménagé en casemate;
5-Parapet;
6-Terre-plein de combat où sont disposées les plates-formes des pièces d'artillerie;
7-Remblai de desserte;
8-Traverse;
9-Emplacements circulaires;
10-Double caponnière (3 en tout);
11-Caponnière (2 en tout);
12-Fossé;
13-Fossé-diamant;
14-Escaliers de contrescarpe;
15-Talus extérieur limité par un garde-corps et une grille;
16-Blindage supérieur de la caserne d'artillerie;
17-Grille d'escarpe;
18-Chemin couvert avec son parapet de feux d'infanterie;
19-Accès coudé en rampe;
20-Première porte;
21-Para-éclats;
V) Batterie du calvaire;
X) Ouvrage de gauche;
Y) Ouvrage du centre;
Z) Ouvrage de droite.© Juan Antonio Sáez
171. Fort de Notre-Dame de Guadalupe. Etage inférieur:1-Fossé; 2-Cour; 3-Caserne d'infanterie (Rez-de-chaussée) et batterie aménagée en casemate (étage supérieur); 4-Secteur galerie d'escarpe relié structurellement à caserne et batterie aménagée en casemate; 5-Magasin de distribution de munitions; 6-Magasin à poudre et à projectiles de la batterie de tir indirect; 7-Batterie de tir indirect; 8-Double caponnière (3 en tout); 9-Caponnière (2 en tout); 10-Caserne d'artillerie; 11-Logements des officiers d'artillerie; 12-Rampe d'accès à la batterie à barbette; 13-Escalier d'accès du terre-plein de desserte à la cour de l'ouvrage du centre; 14-Galerie d'escarpe, formée de voûtes perpendiculaires à l'escarpe; 15-Escalier double reliant la galerie d'escarpe à la caserne d'infanterie; 16-Poterne de communication entre la cour principale et l'ouvrage du centre; 17-Corps de garde de chaque côté de la porte d'entrée; 18-Poterne d'entrée sous forme de rampe à la cour principale de l'ouvrage de gauche; 19-Escalier de contrescarpe pour relier le chemin couvert aux portes de guerre; 20-Fossé-diamant; 21-Chemin couvert pour battre le glacis; 22-Latrines; 23-Magasins; 24-Logement du gouverneur; 25-Logements des officiers d'Infanterie; 26-Cuisines, latrines et magasins; 27-Pont roulant. V) Emplacement des ouvrages; X) Ouvrage de gauche; Y) Ouvrage du centre; Z) Ouvrage de droite.© Juan Antonio Sáez
171. Fort de Notre-Dame de Guadalupe. Etage inférieur:
1-Fossé;
2-Cour;
3-Caserne d'infanterie (Rez-de-chaussée) et batterie aménagée en casemate (étage supérieur);
4-Secteur galerie d'escarpe relié structurellement à caserne et batterie aménagée en casemate;
5-Magasin de distribution de munitions;
6-Magasin à poudre et à projectiles de la batterie de tir indirect;
7-Batterie de tir indirect;
8-Double caponnière (3 en tout);
9-Caponnière (2 en tout);
10-Caserne d'artillerie;
11-Logements des officiers d'artillerie;
12-Rampe d'accès à la batterie à barbette;
13-Escalier d'accès du terre-plein de desserte à la cour de l'ouvrage du centre;
14-Galerie d'escarpe, formée de voûtes perpendiculaires à l'escarpe;
15-Escalier double reliant la galerie d'escarpe à la caserne d'infanterie;
16-Poterne de communication entre la cour principale et l'ouvrage du centre;
17-Corps de garde de chaque côté de la porte d'entrée;
18-Poterne d'entrée sous forme de rampe à la cour principale de l'ouvrage de gauche;
19-Escalier de contrescarpe pour relier le chemin couvert aux portes de guerre;
20-Fossé-diamant;
21-Chemin couvert pour battre le glacis;
22-Latrines;
23-Magasins;
24-Logement du gouverneur;
25-Logements des officiers d'Infanterie;
26-Cuisines, latrines et magasins;
27-Pont roulant. V) Emplacement des ouvrages;
X) Ouvrage de gauche;
Y) Ouvrage du centre;
Z) Ouvrage de droite.© Juan Antonio Sáez
172. Vue en coupe de l'ouvrage de gauche du Fort de Notre-Dame de Guadalupe:1-Glacis; 2-Parapet de feux d'infanterie du chemin couvert; 3-Chemin couvert; 4-Contrescarpe; 5-Double caponnière N; 6-Meurtrière de la galerie d'escarpe; 7-Escarpe, formée par le mur à masque des voûtes de la galerie d'escarpe; 8-Galerie d'escarpe; 9-Arc-boutant; 10-Arc semi-annulaire qui relie les voûtes du casernement par l'une de ses extrémités; 11-Embrasure ouverte dans le blindage de la batterie aménagée en casemate; 12-Voûte de la caserne d'infanterie; 13-Casemate; 14-Conduit d'aération des casemates; 15-Cour; 16-Poterne de communication de la cour avec d'autres ouvrages; 17-Egout; 18-Voûtes de services (cuisine, latrines, salle d'eau, magasins); 19-Créneau-tunnel (selon projet plein de terre tant qu'il n'est pas utilisé).© Juan Antonio Sáez
172. Vue en coupe de l'ouvrage de gauche du Fort de Notre-Dame de Guadalupe:
1-Glacis;
2-Parapet de feux d'infanterie du chemin couvert;
3-Chemin couvert;
4-Contrescarpe;
5-Double caponnière N;
6-Meurtrière de la galerie d'escarpe;
7-Escarpe, formée par le mur à masque des voûtes de la galerie d'escarpe;
8-Galerie d'escarpe;
9-Arc-boutant;
10-Arc semi-annulaire qui relie les voûtes du casernement par l'une de ses extrémités;
11-Embrasure ouverte dans le blindage de la batterie aménagée en casemate;
12-Voûte de la caserne d'infanterie;
13-Casemate;
14-Conduit d'aération des casemates;
15-Cour;
16-Poterne de communication de la cour avec d'autres ouvrages;
17-Egout;
18-Voûtes de services (cuisine, latrines, salle d'eau, magasins);
19-Créneau-tunnel (selon projet plein de terre tant qu'il n'est pas utilisé).© Juan Antonio Sáez
175. Fossé du fort de Guadalupe. Caponnière.© Gorka Agirre
175. Fossé du fort de Guadalupe. Caponnière.© Gorka Agirre
173. Ouvrage de droite du fort de Guadalupe. Rampe d'accès à la batterie à barbette© Juan Antonio Sáez
173. Ouvrage de droite du fort de Guadalupe. Rampe d'accès à la batterie à barbette© Juan Antonio Sáez
174. Ouvrage de droite du fort de Guadalupe. De gauche à droite: fossé, batterie à barbette avec une traverse, batterie (à demi-enterrée) de tir indirect. Face à la batterie, séparés par une étroite cour de forme courbe, la caserne d'artillerie et, dans le fond, la batterie à barbette.© Gorka Agirre
174. Ouvrage de droite du fort de Guadalupe. De gauche à droite:
fossé, batterie à barbette avec une traverse, batterie (à demi-enterrée) de tir indirect. Face à la batterie, séparés par une étroite cour de forme courbe, la caserne d'artillerie et, dans le fond, la batterie à barbette.© Gorka Agirre
176. Traverse de l'ouvrage de droite du fort de Guadalupe. Voûtes d'abri et pour conserver certaines pièces d'artillerie en temps de paix.© Gorka Agirre
176. Traverse de l'ouvrage de droite du fort de Guadalupe. Voûtes d'abri et pour conserver certaines pièces d'artillerie en temps de paix.© Gorka Agirre
177. Fort de Guadalupe. Cour de l'ouvrage de gauche. Entre deux fenêtres au dessin curieux, l'orifice de la poterne d'accès au fort.© Juan Antonio Sáez
177. Fort de Guadalupe. Cour de l'ouvrage de gauche. Entre deux fenêtres au dessin curieux, l'orifice de la poterne d'accès au fort.© Juan Antonio Sáez
178. Ouvrage du centre du fort de Guadalupe. Quatre emplacements séparés par trois traverses dotées d'abris, de magasins et de voûtes pour y conserver des pièces d'artillerie.© Gorka Agirre
178. Ouvrage du centre du fort de Guadalupe. Quatre emplacements séparés par trois traverses dotées d'abris, de magasins et de voûtes pour y conserver des pièces d'artillerie.© Gorka Agirre
179. Batterie à barbette de l'ouvrage inférieur du fort de Saint-Marc. On peut apprécier les quatre traverses-abri© Gorka Agirre
179. Batterie à barbette de l'ouvrage inférieur du fort de Saint-Marc. On peut apprécier les quatre traverses-abri© Gorka Agirre
180. Fort de Saint-Marc. Batterie auxiliaire de Kutarro:1-Revêtement du parapet; 2-Tranchée-abri (4 en tout); 3-Plate-forme inférieure (cote 207 m); 4-Accès en rampe et tranchée menant à la plate-forme inférieure; 5-Magasin à munitions; 6-Casernement; 7-Couloir d'isolement du casernement (1,5 m de large); 8-Plate-forme supérieure (cote 210); 9-Parapet; 10-Talus extérieur; 11-Rampe; 12-Plate-forme intermédiaire (cote 208,5 m).© Juan Antonio Sáez
180. Fort de Saint-Marc. Batterie auxiliaire de Kutarro:
1-Revêtement du parapet;
2-Tranchée-abri (4 en tout);
3-Plate-forme inférieure (cote 207 m);
4-Accès en rampe et tranchée menant à la plate-forme inférieure;
5-Magasin à munitions;
6-Casernement;
7-Couloir d'isolement du casernement (1,5 m de large);
8-Plate-forme supérieure (cote 210);
9-Parapet;
10-Talus extérieur;
11-Rampe;
12-Plate-forme intermédiaire (cote 208,5 m).© Juan Antonio Sáez
181. Fort de Saint-Marc. Batterie auxiliaire de los Barracones:1-Limite des communes de Saint-Sébastien et de Errenteria; 2-Accès au fort de Saint-Marc; 3-Fossé du fort de Saint-Marc; 4-Parapet; 5-Revêtement du parapet; 6-Magasin à munition; 7-Chemin militaire de Saint-Marc depuis Pasaia-Antxo; 8-Chemin de ronde et chemin de desserte 9-Talus extérieur; 10-Tranchée-abri; 11-Rampe; 12-Talus intérieur (la batterie est affaissée).© Juan Antonio Sáez
181. Fort de Saint-Marc. Batterie auxiliaire de los Barracones:
1-Limite des communes de Saint-Sébastien et de Errenteria;
2-Accès au fort de Saint-Marc;
3-Fossé du fort de Saint-Marc;
4-Parapet;
5-Revêtement du parapet;
6-Magasin à munition;
7-Chemin militaire de Saint-Marc depuis Pasaia-Antxo;
8-Chemin de ronde et chemin de desserte 9-Talus extérieur;
10-Tranchée-abri;
11-Rampe;
12-Talus intérieur (la batterie est affaissée).© Juan Antonio Sáez
182. Fort de Txoritokieta. Batterie auxiliaire:1-Blindage de terre du côté latéral du corps de garde (cote 293 m); 2-Corps de garde; 3-Talus; 4-Magasin à projectiles; 5-Magasin à poudre; 6-Voûte de service; 7-Entrée à l'intérieur de la traverse; 8-Revêtement intérieur du parapet; 9-Parapet (cote 290,8 m); 10-Tranchée-abri; 11-Talus; 12-Chemin de ronde (cote 290 m); 13-Fenêtre d'éclairage de sécurité.© Juan Antonio Sáez
182. Fort de Txoritokieta. Batterie auxiliaire:
1-Blindage de terre du côté latéral du corps de garde (cote 293 m);
2-Corps de garde;
3-Talus;
4-Magasin à projectiles;
5-Magasin à poudre;
6-Voûte de service;
7-Entrée à l'intérieur de la traverse;
8-Revêtement intérieur du parapet;
9-Parapet (cote 290,8 m);
10-Tranchée-abri;
11-Talus;
12-Chemin de ronde (cote 290 m);
13-Fenêtre d'éclairage de sécurité.© Juan Antonio Sáez
183. Il fut utilisé pendant la Guerre civile (1936) des pièces d'artillerie mises hors service. Notamment cet obusier en bronze de 21 cm qui est chargé par un groupe de miliciens républicains dans la batterie auxiliaire de los Barracones del Fuerte de Saint-Marc.
183. Il fut utilisé pendant la Guerre civile (1936) des pièces d'artillerie mises hors service. Notamment cet obusier en bronze de 21 cm qui est chargé par un groupe de miliciens républicains dans la batterie auxiliaire de los Barracones del Fuerte de Saint-Marc.
184. Fort de Guadalupe. Bouche de communication entre le fossé et la cour principale de l'ouvrage de gauche. Au-dessus de celui-ci une petite image de la Vierge de Guadalupe.© Gorka Agirre
184. Fort de Guadalupe. Bouche de communication entre le fossé et la cour principale de l'ouvrage de gauche. Au-dessus de celui-ci une petite image de la Vierge de Guadalupe.© Gorka Agirre
185. Intérieur de l'un des deux créneaux-tunnnel de la double caponnière nord du fort de Guadalupe.© Juan Antonio Sáez
185. Intérieur de l'un des deux créneaux-tunnnel de la double caponnière nord du fort de Guadalupe.© Juan Antonio Sáez
186. Double caponnière nord du fort de Guadalupe. L'embrasure que l'on peut observer est en réalité un créneau-tunnel qui dissimule à l'intérieur (il. n.185) une embrasure pour canon à tir rapide et deux meurtrières.© Gorka Agirre
186. Double caponnière nord du fort de Guadalupe. L'embrasure que l'on peut observer est en réalité un créneau-tunnel qui dissimule à l'intérieur (il. n.185) une embrasure pour canon à tir rapide et deux meurtrières.© Gorka Agirre
187. Intérieur de la caserne d'artillerie de l'ouvrage de droite du Fort de Guadalupe. Les supports métalliques correspondent à l'étagère située au-dessus des grabats dans lesquels dormaient les soldats.© Gorka Agirre
187. Intérieur de la caserne d'artillerie de l'ouvrage de droite du Fort de Guadalupe. Les supports métalliques correspondent à l'étagère située au-dessus des grabats dans lesquels dormaient les soldats.© Gorka Agirre

1.- Forts du Camp retranché d'Oiartzun

Nbre pièces d'Artillerie*

Fort Cota Maximum De sécurité Garnison Observations
San Marcos 271 27 19 250 Terminé en 1888
Txoritokieta 310 7 6 60 Terminé en 1890
Guadalupe 210 60 35 600 Terminé en 1900
Erlaitz 508 20 16 311 Paralysé en 1892
Belitz 500 20 11 300 Avant-projet
Arkale 268 38 14 200 Avant-projet
Saint Henri 547 6 6 60 Avant-projet (?)
Saint Martzial 218 39 12 200 Avant-projet
Guztira   217 119 1.981  
Argitutako hitzera itzuli

*.- Il n'a pas été pris en compte l'artillerie qui pouvait occuper les batteries auxiliaires pas plus que l'artillerie de petit calibre et les mitrailleuses destinées au flanquement des fossés ou à la défense rapprochée. Retourner

2.- Les deux premiers (selon que l'on entre dans le fort) étaient destinés aux corps de garde, l'un pour les chefs et un autre pour la troupe. Le troisième héberge l'accès à la batterie d'obus (en escalier-rampe), le suivant les magasins à poudre, projectiles (tous deux avec leurs monte-charge respectifs), munitions d'artillerie et vivres. La huitième était occupée par un quartier des officiers. Retourner

3.- On y trouve habilitées vers la mer cinq meurtrières (les autres étaient couvertes par le blindage de terre) et vers le sud forme une batterie de tir indirect pour trois mortiers et trois meurtrières habilitées en réserve. Pour faciliter l'approvisionnement et le transport des munitions par wagonnets, il fut habilité une voie de 60 cm pour le transport à partir du monte-charge. Retourner

4.- Les casernes ne pouvaient accueillir qu'un tiers de la garnison, étant donné qu'on calculait que pendant le combat un tiers servait à tour de rôle l'artillerie, un autre tiers s'occupait de l'approvisionnement en munitions et que seul un tiers était au repos. En temps de paix le maigre détachement destiné à la garde et à l'entretien de la fortification trouvait facilement de la place dans les casernements. Les officiers et le gouverneur du fort disposaient pour leur part de quartiers qui leur étaient réservés. Argitutako hitzera itzuli

5.- Pour maintenir dégagé le glacis et qu'il n'existât aucun élément étranger dans lequel l'ennemi eût pu se retrancher, on délimitait ce que l'on appelait les zones polémiques, qui pouvaient être jusqu'à trois. Pour chacune d'elles, il était édicté une série de normes qui limitaient les constructions et même les plantations d'arbres dans les environs du fort. Retourner

6.- Pendant certaines périodes, ils servirent de prison militaire et la seule période où ils furent le théâtre de combats fut les premiers mois de la guerre civile (1936). Retourner

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