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Mise de fil de fer et pose de pinces

La mise de fil de fer et la pose de pinces sur des récipients étaient confiées au soin des ferblantiers. Mettre du fil à une poterie consistait à l'emmailloter dans une sorte de trame de fil de fer plus ou moins serrée, qui lui donnait à la fois solidité et résistance. Et poser des pinces revenait à réparer une poterie brisée ou fêlée au moyen de pinces faites d'un fil un peu plus gros que celui employé pour la mise de fil de fer.

202. Puchero bardé de fil de fer.© Jose López
202. Puchero bardé de fil de fer.© Jose López

Domingo Olabe, de Vitoria, ferblantier avant la guerre de 36, a mis du fil et posé des pinces à nombre de récipients. C'est lui qui, patiemment, m'a un peu expliqué la façon de procéder.

Pour mettre du fil à une marmite, on commençait par faire une boucle en fil de fer autour du col de la marmite. Puis on faisait des "brins". On préparait, si l'on veut, des bouts de fil de fer d'une longueur de plus du double de la hauteur du récipient, et on les passait par ce cercle en les pliant par la moitié, tout en gardant les bouts libres de manière à les manipuler au tressage. Le nombre de brins dépendait de la densité de la maille que l'on voulait faire. Une marmite normale pouvait nécessiter environ 10 brins. Puis on tressait un peu (un ou deux tours), au niveau de la boucle, en commençant immédiatement à tracer la trame autour du récipient. Ici chaque fileur avait sa formule, en opérant différentes combinaisons avec les fils à unir et à tresser les uns avec les autres. Une fois qu'on avait tressé la maille sur toute la surface du récipient, les brins étaient arrêtés sur un autre cercle de fil de fer placé sur la partie inférieure.

Comme instruments de travail, on se servait uniquement d'une pince.

Avant de l'appliquer sur les poteries, le fil de fer était lissé et recuit de manière à le rendre plus malléable.

Pour mettre du fil à une marmite normale, il fallait compter à peu près 20 minutes. Domingo Olabe touchait pour ce travail 1,25 pesetas vers 1934.

203. Perforateur.© Jose López
203. Perforateur.© Jose López

Pour la mise de pinces à des récipients, on utilisait un perforateur, une pince, du fil de fer et de la pâte afin de boucher hermétiquement les fêlures du récipient. L'artisan confectionnait lui-même l'outil à percer, ou perforateur. Il s'agissait d'un instrument ingénieux et intéressant. Celui dont me parle Domingo Olabe était fait comme une boule en laiton d'un lit, par l'orifice de laquelle on passait un bâton, qui ne ressortait que de 2 ou 3 cm. Sur cette partie du bâton, le potier fixait un morceau de baleine de parapluie renforcée de fil de fer. Les plates à cet égard se révélaient plus efficaces pour faire le trou dans la poterie. Dans l'autre partie du piquet, la plus longue, au-dessus de la boule allait s'encastrer perpendiculairement à celle-ci une planchette pourvue d'un trou à cet effet. Cette planchette allait se placer un peu plus près de la boule, ses deux extrémités étant fixées par des ficelles à la partie supérieure du piquet vertical. Ayant appliqué la pointe du perforateur au récipient, l'homme de l'art tordait les ficelles en faisant faire des tours à la planchette sur le piquet. Puis il saisissait les extrémités de la planchette et, par un mouvement rythmique consistant à la faire monter et descendre le long du piquet, il faisait quatre ou cinq tours pour chaque côté, selon la longueur des ficelles.

Nous avons eu l'occasion deux de ces perforateurs. Dans les deux cas, au lieu de la boule en laiton, ils portaient un morceau de bois de la taille d'un poing. Dans l'un d'eux, de manière à avoir plus de poids, on avait mis plusieurs clous.

204. Cruche bardée de fil de fer et de pinces.© Jose López
204. Cruche bardée de fil de fer et de pinces.© Jose López

A l'aide ce perforateur, on faisait deux trous, un de chaque côté de la fêlure, qui ne traversaient pas les parois du récipient. Puis avec du fil de fer, on faisait une pince. Pour cela, on repliait un morceau de fil de fer en mettant ses deux moitiés tout près. On faisait alors une patte à une extrémité et on la logeait dans l'un des trous. Après quoi, on faisait l'autre patte qu'on insérait à son tour dans l'autre trou. Le dos de cette pince, un peu courbé, était soumis à la pression d'un doigt afin qu'elle restât plus solidement en place par extension. La pince en place, on continuait de la même manière avec les suivantes jusqu'à ce qu'on aille au bout. Par ailleurs, pendant la réparation, on mettait une pâte à prise rapide, dont la composition fut gardée secrète en d'autres temps.

Elle se composait de sang de porc engraissé (que l'on allait chercher à l'abattoir) et de chaux vive dans une proportion que Domingo ne saurait fixer, car il le faisait au coup d'oeil, par expérience. Dans le récipient contenant cette pâte, la partie supérieure était dure, prise, quoique sous cette couche la pâte se maintînt en bonnes conditions.

Il arrivait parfois que, par mégarde, le perforateur traversât la paroi du récipient : on avait l'habitude de boucher ce petit trou de liège, recouvert ensuite des deux côtés par la pâte en question.

205. Utilisation du perforateur.© Enrike Ibabe
205. Utilisation du perforateur.© Enrike Ibabe

A l'occasion, le dommage subi par le récipient était un trou de quelque considération. Pour sa réparation, on procédait alors de la façon suivante : on coupait deux petites tôles rondes d'un diamètre un peu plus grand que le trou, auxquelles on faisait des "lisières", autrement dit, dont on retournait un peu les bords et qu'on perçait de deux trous dans la partie centrale. On plaçait l'une des petites plaques à l'intérieur du récipient, en couvrant le trou, appuyant la "lisière" sur les bords de celui-ci. Au préalable, on avait fait passer un fil de fer à travers les orifices de la petite plaque, les pointes du fil sortant du récipient, à travers le trou. L'autre était placée à l'extérieur, et de même que la plaque intérieure appuyant la lisière sur le récipient et faisant passer par ses deux orifices les pointes du fil de fer. On tressait ensuite ces dernières, on les tordait jusqu'à ce que les plaques eussent fortement adhéré au récipient. Pour que l'herméticité fût total, avant de la mise en place des plaques, on avait enduit les bords du trou d'une pâte identique à celle dont que nous venons d'évoquer, au-dedans et du côté extérieur.

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