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Typologies ou critères de configuration

Rares sont les portails médiévaux au Gipuzkoa, mais en ce qui concerne l'architecture romane, ceux-ci sont les plus éloquents au plan qualitatif. Dans certains cas, les ayant écartés comme églises de paroisses, on les utilisa comme entrée au cimetière. Tel est le cas du portail de San Pedro à Pasaia, de celui d'Azkoitia ou d'Aretxabaleta. Tous ont pour dénominateur commun un arc de plein cintre, comme celui de Ugarte à Amezqueta, Garagarza à Arrasate, et l'ermitage de La Antigua à Zumarraga du milieu du XIIe siècle. La spirale de l'arc d'Ormaiztegi est couronnée de petits arcs gothiques en ogive qui se répéteront sur le portail d'Idiazabal .

61. Les portails sont l'élément le plus représentatif de l'art roman guipuzcoan. Témoignages d'édifices de style roman, à ce jour disparus, ceux des églises paroissiales de Pasajes de San Pedro, Azcoitia et Arechavaleta, aujourd'hui transformés en entrée des cimetières de ces localités. Comme caractéristique commune, leurs archivoltes semi-circulaires.© Jonathan Bernal
61. Les portails sont l'élément le plus représentatif de l'art roman guipuzcoan. Témoignages d'édifices de style roman, à ce jour disparus, ceux des églises paroissiales de Pasajes de San Pedro, Azcoitia et Arechavaleta, aujourd'hui transformés en entrée des cimetières de ces localités. Comme caractéristique commune, leurs archivoltes semi-circulaires.© Jonathan Bernal
62. Le portail de Nuestra Señora del Rosario de Ugarte à Amezketa, l'un des plus anciens portails romans du Gipuzkoa, est de petites dimensions et se distingue par la sobriété de sa construction tout en chapiteaux et archivoltes.© Jonathan Bernal
62. Le portail de Nuestra Señora del Rosario de Ugarte à Amezketa, l'un des plus anciens portails romans du Gipuzkoa, est de petites dimensions et se distingue par la sobriété de sa construction tout en chapiteaux et archivoltes.© Jonathan Bernal
63. Evidente simplicité décorative du portail de la Antigua à Zumarraga. Celui-ci  met  en  oeuvre  un  type  d'arcs en  ogive et des chapiteaux  schématiques. Original de  par sa construction sur  un   petit  escalier,  en  forme de trapèze  circulaire  en  plan,  qui donne un  caractère  solennel  à  son porche.© Jonathan Bernal
63. Evidente simplicité décorative du portail de la Antigua à Zumarraga. Celui-ci met en oeuvre un type d'arcs en ogive et des chapiteaux schématiques. Original de par sa construction sur un petit escalier, en forme de trapèze circulaire en plan, qui donne un caractère solennel à son porche.© Jonathan Bernal
64. Parmi les portails romans les plus remarquables, celui d'Ormaiztegi, mis en valeur par la qualité du travail de la pierre. Dans son répertoire, une série de petits arcs entrelacés couronnent la spirale finale ornementée de l'arc.© Jonathan Bernal
64. Parmi les portails romans les plus remarquables, celui d'Ormaiztegi, mis en valeur par la qualité du travail de la pierre. Dans son répertoire, une série de petits arcs entrelacés couronnent la spirale finale ornementée de l'arc.© Jonathan Bernal

En ce qui concerne le style gothique, certains portails témoignent avec éclat de la notable importance que durent avoir leurs églises. D'autres n'offrent en revanche qu'une chétive décoration, comme nous le voyons sur le portail d'Abaltzisketa. Le plus notable est celui de Deba, qui date structurellement d'un premier moment. Cet accès va se loger dans le grand creux à la base de la tour. Egalement sous une tour a été construit celui de San Bartolomé de Olaso (Elgoibar), qui est aussi aujourd'hui l'entrée du cimetière. D'un point de vue stylistique, le portail de Deba suit les modèles de Laguardia et Vitoria (province d'Alava). On y détecte la main de deux maîtres ou deux ateliers. Le portail de l'église de San Salvador à Getaria, du XIVe siècle, dut être dessiné tout comme celui de Deba avec des archivoltes, comme on peut voir sur les moulures des jambages. Son tympan est dépouillé de sculptures et le creux de sa porte est dessiné d'un arc festonné. On observe la même simplicité dans le cas de l'église paroissiale de Mondragón dont les formes en ogive sont la suite des petites colonnes qui flanquent la porte; couronnée par un arc presque droit d'inspiration Renaissance. Sa seule décoration est une sculpture en bois polychrome représentant le Père Eternel donnant la bénédiction, du début du XVIe siècle. D'une grande originalité, le portail d'Idiazabal, qui s'inscrit dans les répertoires décoratifs employés de longue date sur les stèles et céramiques de la Préhistoire et de l'époque romaine montrant des décorations géométriques de taille parfaite et des têtes humaines. D'autres portails gothiques d'un grand intérêt sont ceux d'Aduna et Ezkio, Berastegi, Elduayen et Berrobi. Détruit par les inondations des années cinquante, on a conservé dans une chapelle latérale de l'église paroissiale de Santa María de Tolosa, le portail gothique de l'ermitage de San Esteban.

65. Divisé en deux par un meneau, le portail de Deba se compose d'archivoltes peuplées de figures de l'Ancien Testament :<br /> prophètes, rois et saints. Dans la partie supérieure plane ou tympan, il possède trois registres dédiés à la biographie de la Vierge et sur les jambages, sont placés les apôtres.© Jonathan Bernal
65. Divisé en deux par un meneau, le portail de Deba se compose d'archivoltes peuplées de figures de l'Ancien Testament :
prophètes, rois et saints. Dans la partie supérieure plane ou tympan, il possède trois registres dédiés à la biographie de la Vierge et sur les jambages, sont placés les apôtres.© Jonathan Bernal
66. Le portail d'Abalcisqueta est formé de six archivoltes en ogive. Ses paires de colonnes portent des chapiteaux ornés de signes et du damier classique. La spirale de l'arc extérieur porte une décoration en zigzag.© Jonathan Bernal
66. Le portail d'Abalcisqueta est formé de six archivoltes en ogive. Ses paires de colonnes portent des chapiteaux ornés de signes et du damier classique. La spirale de l'arc extérieur porte une décoration en zigzag.© Jonathan Bernal
67. Le portail gothique de San Bartolomé de Olaso à Elgoibar ouvre sur le cimetière. Il fit partie, selon toute vraisemblance, d'un édifice religieux de grande valeur architecturale, au vu du portail imposant, sous une tour aujourd'hui décapitée. Il se compose d'archivoltes en ogive décorées de sculptures sur piédestaux et dais gothiques du XVe siècle. Un arc double polylobe accueille ses deux entrées aux arcs Renaissance surbaissés. Martín Sancho en fut l'auteur en 1459.© Jonathan Bernal
67. Le portail gothique de San Bartolomé de Olaso à Elgoibar ouvre sur le cimetière. Il fit partie, selon toute vraisemblance, d'un édifice religieux de grande valeur architecturale, au vu du portail imposant, sous une tour aujourd'hui décapitée. Il se compose d'archivoltes en ogive décorées de sculptures sur piédestaux et dais gothiques du XVe siècle. Un arc double polylobe accueille ses deux entrées aux arcs Renaissance surbaissés. Martín Sancho en fut l'auteur en 1459.© Jonathan Bernal
70. À Arrasate-Mondragón, la seule décoration du portail est une fine sculpture polychrome aux yeux en amande et à la barbe généreuse, portant tunique et cape richement ornée. La tiare, les habits et le globe terrestre tendent à indiquer qu'il pourrait s'agir du Père Eternel.© Jonathan Bernal
70. À Arrasate-Mondragón, la seule décoration du portail est une fine sculpture polychrome aux yeux en amande et à la barbe généreuse, portant tunique et cape richement ornée. La tiare, les habits et le globe terrestre tendent à indiquer qu'il pourrait s'agir du Père Eternel.© Jonathan Bernal

Les portails des édifices du XVIe siècle ne sont pas ce qu'il y a de plus significatif de la Renaissance du Gipuzkoa. Les exemplaires en sont peu nombreux dans la mesure où les efforts furent dirigés, comme on l'a expliqué, à lever les églises que nous pouvons contempler aujourd'hui. Deux d'entre eux furent intégrés à des bâtiments de tradition gothique : celui du couvent de Bidaurreta à Oñati qui oscille entre Gothique et Renaissance dans ses arcs et ses niches; et celui de l'église paroissiale de Hondarribia de 1566, de facture entièrement Renaissance, abrité sous un arc à caissons, présentant une admirable intégration dans l'union de ses deux portes par ses fines moulures ininterrompues. Parmi les églises qui furent bâties ou transformées dans la première moitié du XVIème siècle, on a le portail nord de l'église d'Eibar. Portant la date de 1547 qui est celle où il fut érigé, celui-ci est notable par le luxe de sa sculpture plateresque. Elégant portail que celui de l'église d'Aizarna. Divisé entre deux entrées sous de grosses archivoltes, ce dernier manifeste une singulière harmonie et se caractérise par sa taille et sa construction soignée, parmi les églises de campagne.

68. Dans un registre gothique, le portail de San Salvador de Getaria, appuyé à la construction irrégulière de l'édifice. Il se trouve dans la partie basse de la nef, mais un peu décentré. On y accède par un escalier. Offrant une structure propre du XVe siècle aux archivoltes détériorées, le tympan et sous celui-ci un arc festonné.© Jonathan Bernal
68. Dans un registre gothique, le portail de San Salvador de Getaria, appuyé à la construction irrégulière de l'édifice. Il se trouve dans la partie basse de la nef, mais un peu décentré. On y accède par un escalier. Offrant une structure propre du XVe siècle aux archivoltes détériorées, le tympan et sous celui-ci un arc festonné.© Jonathan Bernal
69. Le portail de l'église paroissiale de Arrasate-Mondragón suit la forme ogivale, se servant de colonnettes pour l'étayer et arc Renaissance.© Jonathan Bernal
69. Le portail de l'église paroissiale de Arrasate-Mondragón suit la forme ogivale, se servant de colonnettes pour l'étayer et arc Renaissance.© Jonathan Bernal
71. Le portail gothique d'Idiazabal se distingue  par sa structure à six archivoltes couronnées de petits arcs en ogive. © Jonathan Bernal
71. Le portail gothique d'Idiazabal se distingue par sa structure à six archivoltes couronnées de petits arcs en ogive. © Jonathan Bernal
72. Édifiée pour l'essentiel au XVIe siècle, l'église d'Ezkio a son entrée sous un espace à portiques. Le portail fait partie des plus anciens vestiges de l'édifice, s'ouvrant en forme d'arc ogif, avec une décoration austère à petites formes dentées.© Jonathan Bernal
72. Édifiée pour l'essentiel au XVIe siècle, l'église d'Ezkio a son entrée sous un espace à portiques. Le portail fait partie des plus anciens vestiges de l'édifice, s'ouvrant en forme d'arc ogif, avec une décoration austère à petites formes dentées.© Jonathan Bernal

Les portails religieux du Gipuzkoa au XVIIe siècle partent d'une inspiration sobre d'un grand dépouillement. Ils sont le produit d'un moment d'évidente crise économique, laquelle a réduit l'activité de construction qui montra une plus grande impétuosité dans les cent ans précédents. La force de la tradition fait que se répètent des modèles installés datant d'époques antérieures de la Renaissance. Mais on voit peu à peu la transformation s'opérer avec l'introduction de libertés ou de licences propres de la fantaisie de l'artiste.

73. Dévasté par les inondations des années cinquante, il  ne nous est resté de l'ermitage de San Esteban à Tolosa que son portail gothique, à ce jour monté dans l'une des  chapelles  latérales de l'église paroissiale de Santa María. Conserve une décoration en forme de dents sur ses arcs de couronnement.© Jonathan Bernal
73. Dévasté par les inondations des années cinquante, il ne nous est resté de l'ermitage de San Esteban à Tolosa que son portail gothique, à ce jour monté dans l'une des chapelles latérales de l'église paroissiale de Santa María. Conserve une décoration en forme de dents sur ses arcs de couronnement.© Jonathan Bernal
74. Portail d'entrée à l'église du Couvent de Bidaurreta à Oñati, encadré par un alfiz brisé, un arc ogif et un autre Renaissance sous le tympan à sculptures.© Jonathan Bernal
74. Portail d'entrée à l'église du Couvent de Bidaurreta à Oñati, encadré par un alfiz brisé, un arc ogif et un autre Renaissance sous le tympan à sculptures.© Jonathan Bernal
75. Le portail de l'église paroissiale de Hondarribia, datant de 1566, a été conçu inséré dans un arc étayé par des colonnettes striées et couronné d'un fronton triangulaire contenant une niche .© Jonathan Bernal
75. Le portail de l'église paroissiale de Hondarribia, datant de 1566, a été conçu inséré dans un arc étayé par des colonnettes striées et couronné d'un fronton triangulaire contenant une niche .© Jonathan Bernal
76. Datant de 1547, le splendide portail latéral de l'église d'Eibar est un exemplaire plateresque;<br /> style décoratif peu fréquent au Gipuzkoa.© Jonathan Bernal
76. Datant de 1547, le splendide portail latéral de l'église d'Eibar est un exemplaire plateresque;
style décoratif peu fréquent au Gipuzkoa.© Jonathan Bernal

Peu significatives, les premières commandes se contentent de garnir les ouvertures des édifices religieux de simples moulures. Les solutions et les éléments proposés ne sont pas sans rappeler des ouvrages produits par Juan de Herrera, notamment l'Escurial. Leurs ouvertures ou portes d'accès sont habituellement à linteaux comme à Zumárraga ou à arcs. Sur les côtés, on installe des pilastres et leur décoration, lorsqu'elle existe, est à base de pyramides avec boules ou acrotères comme à Urrestilla; une croix au centre ou une console qui rappelle celles en cuir à bords enroulés sur eux-mêmes. La rigidité et la planéité de tous les éléments sont uniquement tempérées par le couronnement supérieur en forme de fronton, lequel, dans de nombreux cas, apparaît brisé formant dans sa partie supérieure de grosses spirales comme sur le portail latéral d'Eibar, ou à Cizurquil, où il comprend une petite sculpture sur un piédestal. Le support classique de la colonne fait son apparition sur certains portails, soulignant des arcs d'entrée. Ces structures offrent la particularité d'être moins planes que les précédentes, par l'avancement des colonnes et de leurs piédestaux. Nous retrouvons cette solution à Getaria avec un schéma à doubles colonnes ioniques, à base de fûts striés en forme de torche et montrant de puissants sillons sur les piédestaux. Les sobres conceptions sur lesquelles s'appuie l'architecture au détriment de la décoration sont constamment réaffirmées jusqu'au dernier tiers du XVIIe siècle. Les compositions sont identiques à celles du début du siècle; mais à mesure que l'on avance dans le temps, les motifs deviennent plus proéminents et d'un relief plus important. On emploie de grosses moulures superposées ayant un sens multiplicateur. Un bel exemple en sont les portails d'Albíztur ou de Beizama.

77. De la seconde  moitié du XVIe siècle date  la construction  du  portail  de l'église d'Aizarna, à arc double  en  plein cintre. Image de la Vierge sur le meneau.© Jonathan Bernal
77. De la seconde moitié du XVIe siècle date la construction du portail de l'église d'Aizarna, à arc double en plein cintre. Image de la Vierge sur le meneau.© Jonathan Bernal
78. Le portail de l'église de Zumarraga dévoile une typologie à mi-chemin entre maniérisme et baroque, de par son couronnement de fronton scindé et ses moulures brisées.  © Jonathan Bernal
78. Le portail de l'église de Zumarraga dévoile une typologie à mi-chemin entre maniérisme et baroque, de par son couronnement de fronton scindé et ses moulures brisées. © Jonathan Bernal
80. Le fronton brisé formant spirales du portail de Zizurkil et les sveltes pyramides de son couronnement sont des aspects encore maniéristes qui cohabitent avec le style baroque au XVIIe siècle.© Jonathan Bernal
80. Le fronton brisé formant spirales du portail de Zizurkil et les sveltes pyramides de son couronnement sont des aspects encore maniéristes qui cohabitent avec le style baroque au XVIIe siècle.© Jonathan Bernal
81. Dans le cas du portail baroque de Getaria, les colonnes paraissent doubles, par la taille de leurs stries en opposition. Ce qui permet d'offrir un effet supérieur d'ombre et de lumière et de mobilité.© Jonathan Bernal
81. Dans le cas du portail baroque de Getaria, les colonnes paraissent doubles, par la taille de leurs stries en opposition. Ce qui permet d'offrir un effet supérieur d'ombre et de lumière et de mobilité.© Jonathan Bernal

Une nouvelle typologie est mise en ouvre sur les églises de certains couvents. Il s'agit de la façade en forme de rectangle, ornée d'arcs dans la partie basse et de couronnement de fronton triangulaire. Son origine se trouve dans les modèles des églises carmélites. Cette conception est à l'origine des couvents des Bernardines et des Carmélites à Lazkao, de même que celui de la Concepción à Segura. Une version sans fronton qui n'est pas sans rappeler l'Escurial est celle du couvent de San Francisco à Tolosa. On retrouve également sur les sanctuaires et les églises le style que l'architecte Vignola propose à Rome : corps bas et attique relié par des formes en spirales ou des orillons. Ce plan est celui mis en ouvre sur le portail de la basilique de Dorleta ou sur l'église d'Alegria.

82. Sur les portails d'Albiztur et Beizama, on peut voir que les moulures et autres éléments se superposent avec un effet multiplicateur très baroque.© Jonathan Bernal
82. Sur les portails d'Albiztur et Beizama, on peut voir que les moulures et autres éléments se superposent avec un effet multiplicateur très baroque.© Jonathan Bernal
83. Beizama.© Jonathan Bernal
83. Beizama.© Jonathan Bernal
84. Récolettes Bernardines de Lazkao. Le schéma de portail en forme de rectangle sera un modèle fréquemment repris dans le monde conventuel.© Jonathan Bernal
84. Récolettes Bernardines de Lazkao. Le schéma de portail en forme de rectangle sera un modèle fréquemment repris dans le monde conventuel.© Jonathan Bernal
85. Couvent des Carmélites de Lazkao. Prototype de façade en rectangle, combinant la polychromie.© Jonathan Bernal
85. Couvent des Carmélites de Lazkao. Prototype de façade en rectangle, combinant la polychromie.© Jonathan Bernal

Le prototype de façade dans laquelle la tour s'adapte ou sert de porche pointe dès le milieu et la fin du XVIIe siècle, sur différents dessins qui n'eurent pas de réalisation, comme celui de l'architecte Martín de Aguirre et de Lucas de Longa. Il faut attendre pratiquement le milieu du siècle suivant pour le voir se réaliser dans l'église d'Elgoibar sous la houlette d'Ignacio de Ibero, à Andoain et Usurbil par son fils Francisco, puis à Eskoriatza, Aretxabaleta et Ibarra par Martín de Carrera.

86. Couvent de l'ordre de la Conception de Segura. Suit le modèle du Gesù de Vignola.© Jonathan Bernal
86. Couvent de l'ordre de la Conception de Segura. Suit le modèle du Gesù de Vignola.© Jonathan Bernal
87. Gesù de Rome de Vignola que reproduisent certains couvents du Gipuzkoa.© Xabi Otero
87. Gesù de Rome de Vignola que reproduisent certains couvents du Gipuzkoa.© Xabi Otero
88. Les superficies du couvent de San Francisco de Tolosa ne sont pas sans rappeler l'Escurial.© Jonathan Bernal
88. Les superficies du couvent de San Francisco de Tolosa ne sont pas sans rappeler l'Escurial.© Jonathan Bernal
89. Portails de la basilique de Dorleta et de l'église d'Alegria. Composés d'un corps, d'un attique et d'ailes. © Jonathan Bernal
89. Portails de la basilique de Dorleta et de l'église d'Alegria. Composés d'un corps, d'un attique et d'ailes. © Jonathan Bernal

Produit du désir de ne pas cacher la vision des édifices annexes, le portail actuel de Tolosa dessiné par Tomás de Jáuregui, répond structurellement à un "tourillon" ou développement fragmenté du premier corps d'une tour.

94. Sous une grande niche, insérés dans un arc triomphal, ont été conçus les portails d'Hernani, Azkoitia, Zegama et Oñati.© Jonathan Bernal
94. Sous une grande niche, insérés dans un arc triomphal, ont été conçus les portails d'Hernani, Azkoitia, Zegama et Oñati.© Jonathan Bernal
95. Le portail de l'église Santa María à Saint-Sébastien est une variante de celles observant la typologie de niche, dans la mesure où s'y ajoutent deux tours.© Jonathan Bernal
95. Le portail de l'église Santa María à Saint-Sébastien est une variante de celles observant la typologie de niche, dans la mesure où s'y ajoutent deux tours.© Jonathan Bernal
96. Au sanctuaire de Loyola, le portail est mis en ouvre de manière originale en convexité.© Paisajes Españoles
96. Au sanctuaire de Loyola, le portail est mis en ouvre de manière originale en convexité.© Paisajes Españoles
97. Le portail de l'église paroissiale d'Azpeitia est une proposition d'arc triomphal.© Jonathan Bernal
97. Le portail de l'église paroissiale d'Azpeitia est une proposition d'arc triomphal.© Jonathan Bernal

La façade abritée sous un arc a eu un enracinement tout particulier au Gipuzkoa. Il s'agissait de créer un espace approprié servant à abriter les fidèles. Dans ce style, nous avons l'église de Pasai Donibane et celle de Errenteria attribuée à l'architecte Gómez de Mora; l'église de Segura est plus baroque par sa décoration chargée à effet d'ombre et de lumière. Ce schéma recouvre une plus grande profondeur spatiale au XVIIIe siècle quand, au lieu d'un arc, le portail s'inscrit dans une niche géante, comme s'il s'agissait d'un arc triomphal. On retrouve cette forme sur les portails d'Hernani, Azkoitia et Zegama, couronnés d'un fronton en guise de toile de fond pour dissimuler le mur de l'arrière comme à Oñati. Une variante est celui de l'église de Santa María à Saint-Sébastien, qui s'encadre entre deux tours carrées sur les côtés. Celui du sanctuaire de Loyola, qui referme comme une ceinture semi-circulaire le contour de l'église, constitue une nouveauté dans le panorama de la construction.

98. Le portail néoclassique d'Elgeta à lui seul paraît tout un édifice. Il adopte le type d'un arc triomphal mais en y ajoutant les creux de fenêtres.© Jonathan Bernal
98. Le portail néoclassique d'Elgeta à lui seul paraît tout un édifice. Il adopte le type d'un arc triomphal mais en y ajoutant les creux de fenêtres.© Jonathan Bernal
99. Le porche latéral d'Usurbil est conçu en guise de vestibule qui précède l'église.© Jonathan Bernal
99. Le porche latéral d'Usurbil est conçu en guise de vestibule qui précède l'église.© Jonathan Bernal
100. Silvestre Pérez à Mutriku met en ouvre un portail classique se caractérisant par la pureté des volumes.© Jonathan Bernal
100. Silvestre Pérez à Mutriku met en ouvre un portail classique se caractérisant par la pureté des volumes.© Jonathan Bernal

Les meilleurs exemples de façades néoclassiques du Gipuzkoa partagent leur notable signification urbaine, accentuée par leurs porches ou narthex à arcs et leurs escaliers. Dans le cadre de la génération qui implante violemment le style, on a l'ouvre de Ventura Rodríguez dans l'église paroissiale d'Azpeitia, construite par Francisco de Ibero, conçue à l'horizontale comme un portique classique. On doit au même langage et à la même tonalité monumentale, le portail d'Elgeta qui embrasse la tour et son église de manière à la fois frontale et latérale, avec un énorme portique doté d'arcs et de fenêtres. Dans un style semblable a été réalisé le portail d'Usurbil quoique de moindre hauteur et signification sur le côté de l'épître. L'expérience véritablement innovante dans ce style est mise en ouvre par Silvestre Pérez avec l'église de Mutriku, où son portique se structure de manière quasi indépendante, avec une clarté de volumes surprenante.

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